Le chauffeur de van scolaire Joseph Lindsay Marion et l’activiste Deenarain Lokee ont apporté des amendements à leur demande de révision judiciaire devant la Cour suprême pour contester la vaccination obligatoire dans certains centres publics. Ils ont réitéré leur souhait que la Cour suprême gèle la Government Notice 119 de 2021 émise par le ministère de la Santé pour interdire l’accès aux hôpitaux, centres de santé et institutions scolaires aux personnes non-vaccinées, en attendant les retombées du Main Case devant la Cour suprême.

Les deux demandes de révision judiciaire pour contester la vaccination obligatoire dans certains centres publics, passée dans la GN 119/2021 et dans les dispositions de la Quarantine Act, logées par le chauffeur de van scolaire Joseph Lindsay Marion et l’activiste Deenarain Lokee, ont été appelées devant le chef juge Asraf Caunhye hier en Cour suprême. Les deux plaignants ont demandé d’apporter des amendements à leur plainte. Les deux plaignants ont aussi accepté de mettre hors de cause le Premier ministre, Pravind Jugnauth, dans leur motion, après la demande des défendeurs du fait que ce dernier n’était pas partie prenante dans cette décision. Le chef juge a ajourné l’affaire au 5 juillet pour que l’État et le ministère de Santé donnent leur position sur ces nouveaux amendements.
Dans leurs plaintes, rédigées par l’avoué Kaviraj Bokhoree, Joseph Lindsay Marion et Deenarain Lokee demandent une révision judiciaire de la GN 119/2021, en date du 2 juin 2021 et émise par le ministère de la Santé. Ils souhaitent que ce règlement soit décrété « null and void » et demandent un sursis à l’exécution de ce règlement (« stay of execution »). Règlement qui est en vigueur depuis le lundi 21 juin. Les deux plaignants contestent le fait que le vaccin soit imposé et que cela affectera leurs activités régulières s’ils décident de ne pas se faire vacciner, ce qui serait une entorse à leurs droits constitutionnels sous les articles 1, 2, 3, 4, 8,15 et 16 de la Constitution.

Plus encore, ils avancent qu’il n’y a pas assez de données médicales sur l’efficacité du vaccin sur le long terme ainsi que sur ses effets secondaires, aussi bien que sur l’efficacité du test PCR. Pour cela, ils souhaitent ainsi une « stay of execution » de la GN 119 et que le nouveau règlement soit décrété « null and void », car « illégal, irrationnel, discriminatoire et de mauvaise foi ». Ils sont représentés par l’avocate Me Lovena Sowkhee.