En cette période de confinement, le Vacation Leave, bien qu’il ne soit pas applicable en période de crise, est un luxe pour les membres de la force policière. Mais alors que certains collègues, qualifiés de privilégiés, se voient accorder des congés à leur souhait, d’autres en pâtissent.

Pour ces derniers, il s’agit d’une politique de deux poids deux mesures.

« Mo dakor nou an period kriz ek nou la pou maintain Law and Order. Me kifer ena pe gagn privilez pran konze? », colère un membre de la force policière.

Cet officier avait fait part d’une application pour un Vacation Leave, comme d’autres de ses collègues partis en congé, avant le Lockdown, mais jusqu’ici, aucune nouvelle si ce n’est qu’on lui aurait informé verbalement que son congé n’a pas été approuvé.

Un autre policier raconte : « Ce problème touche plusieurs postes de police à travers l’île. Nous voyons certains collègues aller en congé. Alors qu’on se tue à la tâche ». Bien qu’il comprenne que certains avaient déjà fait une demande de congé avant le Lockdown, « parmi sa bann ki finn poz konze-la, pa tou ki pe gagne. Pe get figir », s’insurge l’officier.

Pendant que certains vont se la couler douce, ces officiers dont les congés n’ont pas été approuvés opèrent avec un sentiment de frustration et d’injustice.

Abondant dans le même sens, un élément de la Special Support Unit explique qu’il est conscient d’être payé pour faire respecter la loi surtout en cette période de crise sanitaire. « Par kont, kan ou trouv ena pe ale konze alor ki ou pe mor lor terin, la li vinn enn problem », déplore ce dernier.

« Pourquoi certains obtiennent ces privilèges? », s’interroge le jeune homme.

Contactée par la rédaction, la cellule de communication de la police indique n’avoir reçu aucune complainte à ce niveau. On nous explique que le Vacation Leave pendant une période de mobilisation est accordé seulement sur un « compassionate ground ». Seuls ceux ayant une raison solide et valide peuvent y avoir droit.