Bojrazsingh Boyramboli quitte le ministère de la Pêche après un mois et demi

Nommé en renfort au ministère de la Pêche après la gestion catastrophique de l’épisode Wakashio, le Senior Chief Executive Bojrazsigh Boyramboli s’en va. Raison invoquée : des accrochages avec le ministre de tutelle, Sudhir Maudhoo. Des décisions ministérielles contestées seraient à la base de ce différend entre les deux. Le départ de Bojrazsingh Boyramboli est toutefois fortement regretté par certains dans ce secteur, car il était considéré comme « un homme de terrain » qui maîtrise les dossiers.

Bojrazsingh Boyramboli avait déjà travaillé au ministère de la Pêche par le passé. Il avait notamment aidé à la mise en place des Fisheries Protection Services. Ce n’est donc pas un hasard si le gouvernement l’a nommé Senior Chief Executive à ce ministère après l’épisode du Wakashio. Beaucoup voyaient en lui une lueur d’espoir pour le secteur, car il connaît le dossier. « M. Boyramboli est l’homme de la situation. Il peut être sur le terrain le soir et, le matin, il est à son bureau. On avait beaucoup d’espoir à son retour au ministère. Mais voilà, il est arrivé le 1er octobre et ce 23 novembre, il sera dans un nouveau ministère. »

Le « clash » entre le ministre et son SCE, dit-on encore, vient du fait que ce dernier voulait mettre de l’ordre au ministère. « À titre d’exemple, le ministère est en train d’émettre des permis actuellement pour le Shrimp Net et le Bait Gear. Or, cela fait de nombreuses années qu’on avait arrêté de donner ces permis en raison des dégâts à l’environnement marin. Le Shrimp Net était utilisé autrefois pour pêcher des chevrettes, tandis que les Bait Gear (épervier) permettaient aux pêcheurs de pêcher des appâts. Mais comment avoir un certain contrôle sur ce qui se fait exactement ? En plus, il y a un manque d’officiers sur le terrain. »

En octroyant ces permis, dit-on, le ministère est en train d’encourager indirectement la pêche illégale. « En plus, ces permis étaient destinés à ceux qui font pêcher hors du lagon. » Il est ainsi souhaité qu’une solution soit trouvée afin que l’ancien SCE puisse reprendre son poste.