La Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) a adressée une lettre au ministre du Travail, Soodesh Callichurn, lui réclamant une réunion tripartite l’administrateur d’Air Mauritius, le syndicat, et subséquemment Airmate.

Selon les syndicalistes, l’emploi de plus de 800 travailleurs d’Airmate devient de plus en plus précaire.

En effet, depuis décembre 2019, plus de 75 travailleurs d’Airmate ont perdu leurs emplois quand leurs contrats sont arrivés à terme. Une crise qui découle de la pandémie, qui a contraint Air Mauritius à ne plus desservir certaines lignes. Ce qui fait que moins de contractuels sont nécessaires.

« Cette politique de licenciement va cependant à l’encontre de la présente loi du travail, le Workers’ Rights Act, Section 13 (4), qui stipule qu’un travailleur accomplissant un travail de nature permanente ne peut être employé sur un contrat à durée déterminée », soutient la CTSP.

Par conséquent, étant donné que les 800 employés d’Airmate sont engagés sur des contrats à durée déterminée, ils risquent tous de perdre leur emploi quand leur contrat arrivera à terme.