(Photo d'archives)

Depuis que le projet Metro Express a démarré, de nombreux arbres, dont certains centenaires, ont été sacrifiés. C’est dans ce contexte d’ailleurs que la phase 1 du projet s’était attiré des critiques acerbes lorsque la Promenade Roland Armand avait été enlevée pour permettre le passage du métro. Certes, l’Ébène Recreational Park l’a depuis remplacé, mais l’exercice d’abattage d’arbres, lui, continue dans le cadre de la phase 2, reliant Curepipe à Rose-Hill. Aussi Metro Express Ltd (MEL) tient-elle à rassurer que pour chaque arbre abattu, trois nouveaux sont mis en terre.

L’Ébène Recreational Park, inauguré l’année dernière, remplace la Promenade Roland Armand, sacrifiée dans le cadre de la première phase du projet Metro Express. Selon MEL, ce parc compte environ 62 000 plantes, 600 arbres exotiques, 1 550 arbres endémiques, 240 grands palmiers et pas moins de 12 600 m2 d’herbes. « Nous tenons à préciser que les plantes et les arbres ont été soigneusement sélectionnés en fonction de nombreux critères, comme leur valeur environnementale, le type de climat et de sol, l’effet esthétique et la composition, voire l’équilibre avec les autres espèces. Tous les arbres qui ont été plantés sont précieux, qu’ils soient endémiques ou exotiques. Dans le parc, nous avons planté plus du double d’arbres endémiques qu’exotiques. Il faut en effet savoir qu’à Vandermeersch, il n’y avait aucun arbre endémique, hormis les palmiers, qui ont pu être sauvés et transplantés », précise la compagnie.

MEL réitère donc que de nombreuses espèces endémiques ont été plantées à l’Ébène Recreational Park, à l’instar du bois bœuf, du bois d’olive et du Trochetia. « Des arbres exotiques, comme le flamboyant, font également partie du patrimoine mauricien », ajoute la compagnie, qui fait ressortir que comme pour tout projet de plantation, un certain nombre d’arbres meurent et doivent être remplacés, surtout dans les premiers mois après leur plantation.

« Pour l’Ébène Recreational Park, le pourcentage de perte est en fait très faible (moins de 1%) et les arbres et plantes sont remplacés et entretenus par une équipe professionnelle spécialisée en la matière », assure-t-elle. Ce parc, d’une superficie de plus de huit arpents, a d’ailleurs été conçu par des paysagistes et architectes diplômés de l’École nationale supérieure du paysage de Versailles, en France. Un contrat d’entretien, dit-on, a aussi été mis en place par la même équipe pour s’assurer d’un suivi adéquat concernant l’entretien du parc.

Cependant, la phase 2 du projet nécessite encore l’abattage d’arbres, dont certains étaient centenaires, à l’instar des arbres “camphres”. « Dans ce cas précis, à Vacoas, la RDA plantera trois arbres “camphres” en remplacement des arbres enlevés. En général, tous les projets de développement, que ce soit d’infrastructures routières, ferroviaires, immobilières ou hôtelières, ont toujours un impact sur l’environnement. Ce qui est important, c’est de limiter cet impact et de compenser par des actions environnementales. Au niveau de MEL, nous sommes conscients de tout cela. Le développement durable est au cœur même de toutes nos activités pour promouvoir la protection de l’environnement », répond la compagnie.

C’est ainsi que l’Ébène Recreational Park a été érigé pour remplacer la Promenade Roland Armand. Ce nouveau parc, inauguré en décembre, a d’ailleurs jusqu’ici attiré environ 30 000 personnes. Dans la même logique, deux autres parcs seront aménagés à Quatre-Bornes, cette fois pour remplacer Gérard Bruneau. Idem à Vacoas. Ainsi, pour chaque arbre abattu, trois nouveaux arbres seront plantés, tandis que de jeunes plantes seront transplantées. « Nous tenons à rappeler que la mission du projet est de réduire à long terme la congestion routière et l’émission de carbone », ajoute la compagnie. Et de préciser que l’Ébène Recreational Park, situé à 300 mètres de la Rose Hill Central Station, est visité chaque jour par 800 à 2 000 personnes, lesquelles viennent des régions de Beau-Bassin/Rose-Hill, d’Ébène et des régions avoisinantes.