Alors que la COVID-19 frappe de plein fouet l’économie mauricienne, l’augmentation du nombre d’entrepreneurs dans la participation à l’économie locale s’accélère. De ce fait, la branche de SME Mauritius de Goodlands a été réaménagée pour attirer plus d’entrepreneurs et ainsi répondre à leurs besoins.

Cette branche, située dans l’enceinte du Farmers Service Centre, a été présentée aux entrepreneuses jeudi matin. Ce bureau à étage peut accueillir jusqu’à 50 participants alors qu’auparavant, une vingtaine seulement pouvait y avoir accès. « La contribution de la communauté des Petites et moyennes entreprises dans le développement économique et social est énorme, de par le nombre d’emplois offerts, mais aussi la contribution au Produit intérieur brut », soutient le ministre de l’Activité économique, Sunil Bholah lors de cette ouverture. Selon ses chiffres, le pays compte environ 130 000 Petites et moyennes entreprises (PME) à Maurice.

Même si certaines PME sont dans le secteur informel, le ministre avance qu’elles contribuent à l’économie. Il leur lance un appel pour qu’elles s’enregistrent et emploient plus de personnes, et ainsi étendre le marché. Pour lui, toutes les facilités sont offertes par SME Mauritius. Cette contribution des PME dans l’économie passe aussi par un travail effectué par SME Mauritius dans les régions lointaines telles Bambous Virieux, Baie du Cap ou Surinam. Il avance que l’arrêt de l’utilisation des sacs en plastique a permis d’offrir de nouvelles opportunités en fabricant des sacs écologiques dont certains sont exportés à la Réunion.

De janvier à ce jour, il avance que 500 personnes ont déjà été formées malgré la fermeture des bureaux de formation pendant une certaine période. Par ailleurs, il avance que SME Mauritius a déjà lancé diverses opportunités aux entrepreneurs.

Selon le ministre, la structure offerte à SME Mauritius « répond aux aspirations des entrepreneurs ». En centralisant le quartier général de SME Mauritius à Port-Louis, il avance que d’autres sub-offices n’ont pas été délaissés. Par ailleurs, il concède que le bureau de Mahébourg ne répondait pas aux attentes des entrepreneurs d’où la raison de l’avoir transféré à Rose-Belle. « SME Mauritius fait tout ce qu’elle peut pour offrir des facilités à la communauté des entrepreneurs », dit-il. Pour le ministre, les PME ne sont plus les « zasar » ou les « sapo lapai », et les secteurs dans les lesquels ils évoluent sont multiples. Lors de ce lancement, des vidéos intitulées « anou aprann roule nou business » ont été lancées sur le portail de SME Mauritius en vue d’aider les entrepreneurs par l’entremise de conseils pratiques sur l’administration, la gestion, la comptabilité, le marketing et les ressources humaines.

Sunil Bholah : « Nous ne pouvons pas spéculer sur une 2e lockdown »

Alors que la pandémie de COVID-19 est en résurgence affectant plusieurs économies dont nos principaux marchés d’exportation, Sunil Bholah estime que « nous ne pouvons pas spéculer sur une deuxième lockdown ». Et ce s’agissant d’un plan des mesures dans l’éventualité d’un autre confinement. Il avance que les frontières sont fermées pour éviter une deuxième vague mais précise qu’elles ne resteront pas fermées de façon indéterminée. « Le gouvernement travaille sur un plan de réouverture très contrôlé mais je ne peux rien partager. Nous ne pouvons pas être fermés en tout temps », ajoute le ministre. Pour lui, la santé de la population est primordiale. « Il est vrai que nous avons des secteurs qui souffrent mais il s’agit de la santé de la population », dit-il en se référant à ce qui se passe dans le monde.

Une baisse drastique de 81% des exportations a été notée en avril mais pour le ministre les discussions avec le secteur manufacturier démontrent l’optimisme et la prudence. Selon lui, des commandes sont enregistrées et aucune usine n’a fermé ses portes et ce, grâce aux mesures de soutien du gouvernement. « Il n’y a pas de pertes d’emplois à cause de la fermeture des usines », précise-t-il. S’agissant des opportunités qui ont été trouvées durant la période de confinement, il avance que les acheteurs préfèrent Maurice comme une source d’approvisionnement de leurs produits. Par ailleurs, concernant des plans de soutien aux PME dans un contexte de COVID-19, il soutient des plans au niveau de la Banque de Développement et l’organisation des foires pour les entrepreneurs pour qu’ils puissent écouler leurs produits. Au niveau de la prudence dans les achats, il en accepte et estime que cette situation est globale.