Nadeem Nazurally de la faculté des études océaniques de l’Université de Maurice (UoM) avait pris des initiatives en 2018 pour stopper l’érosion qui touche la zone côtière de Flic-en-Flac et sauver les ressources marines à Pointe-aux-Feuilles à travers la culture de boutures de coraux. Pour lui, « les lagons du Sud-Est seront régénérés en l’espace de cinq ans » après le déversement des hydrocarbures par le MV Wakashio. « Je suis optimiste », a-t-il confié au Mauricien. La preuve, dit-il, est que le projet de régénération de coraux sur ces deux sites donne de bons résultats.

Ben Ramadeo, président des forces vives de Flic-en-Flac, et ses membres qui, depuis quelque temps, prêtent main-forte à Nadeem Nazurally et son équipe dans le lagon de Flic-en-Flac pour la régénérescence de coraux, explique : « Nous avons appris que des équipements d’une valeur de Rs 500 000 qui ont été utilisés dans le lagon de Flic-en-Flac par l’équipe de chercheurs pour ce projet ont été emportés. Nous avions été sollicités pour donner un coup de main. Comme c’est un projet qui concerne notre lagon, nous avons mobilisé toutes les ressources pour faire aboutir ce projet. Nous avons aidé à placer des structures en métal pour la pousse de coraux. Grâce à une campagne de sensibilisation, nous avons eu la collaboration des plaisanciers de la localité qui veillent sur ces équipements. »

Ce projet de restauration au coût de Rs 5 millions, financé par la Tertiary Education Commission, comprend non seulement la restauration des coraux mais prend aussi en considération l’érosion des plages. « La pépinière à Flic-en-Flac contient 15 000 à 20 000 boutures », explique le chercheur Nadeem Nazurally.