Les habitants de Flic-en-Flac attirent l’attention de la police de l’Environnement sur un phénomène récurrent depuis le confinement et accentué ces derniers jours dans leur région, pris d’assaut très tôt chaque week-end par des automobilistes qui se croient comme dans le film Fast and Furious. «Après avoir fait la fête en boîte de nuit ou sur la plage, c’est la course à celui qui a la plus forte sono jouant à fond la caisse avec le plus grand nombre de passagers à bord du véhicule», expliquent les habitants, dont certains effectuent à cette heure matinale, entre 5h et 7h du matin, leur jogging, alors que la majorité des habitants de la localité sont réveillés par le tapage de ces fêtards qui récidivent chaque week-end, principalement le dimanche matin.

En sus du bruit, ces jeunes roulent à vive allure dans cette région décrétée accident zonr en proie et où la vitesse est réglementée à 60 km/h, soulignent-ils, déplorant que depuis quelque temps, il n’y ait plus de patrouilles de police dans la localité et encore moins de contrôle de routine. «Raison pour laquelle certains usagers de la route se donnent à cœur joie pour faire ce qui leur plaît aux risques et périls des autres usagers, dont les joggers, mais aussi de ceux qui sont chez eux et qui espèrent un sommeil paisible», disent-ils.
Difficile d’intervenir contre ces «fast and furious», ajoutent les protestataires qui disent craindre des représailles et finir carbonisés dans un champ de canne ou ailleurs, par les temps qui courent. «Ils espèrent que la police, désormais au courant de ce qui se passe dans les rues de Flic-en-Flac, mais également ailleurs sur le littoral, les week-ends — comme c’est aussi le cas sur l’autoroute de Verdun, où les policiers effectuent des patrouilles avant les rallyes illégaux, mais sont absents lorsque les courses démarrent — prendront les actions nécessaires et ne se contenteront pas de faire des contrôles dans des endroits fixes à des heures fixes, trop connus par ces automobilistes inconscients et imprudents.