Le ministère du Logement et des Terres, par l’entremise de son représentant légal, insiste sur la déproclamation de la plage de Pomponette, et ce, malgré la résiliation du bail du promoteur Clear Ocean Hotel and Resort Ltd. Le ministère soutient qu’un projet hôtelier est en effet toujours d’actualité sur cette plage, à Saint-Félix. La demande de révision judiciaire du collectif Aret Kokin Nu Laplaz sera appelée devant le chef juge lors de la prochaine séance, en septembre.

Dans cette “judicial review” en Cour suprême, les huit membres d’AKNL qui contestent la décision du ministère du Logement et des Terres de déproclamer la plage de Pomponette avaient adressé une lettre au ministère pour connaître sa position au sujet de ce litige. AKNL rappelle que le bail des promoteurs du projet hôtelier à Saint-Félix a été résilié. Mais lors de la séance d’hier, la représentante légale du ministère du Logement et des Terres devait donner la réplique en indiquant que le ministère comptait toujours déproclamer cette plage en raison d’un projet hôtelier en gestation. Le ministère entend donc poursuivre avec les procédures légales afin de faire part de ses arguments dans ce litige contre AKNL. Les parties adverses devront ainsi échanger leurs affidavits en attendant la reprise de l’affaire, en septembre.

Dans cette plainte logée en Cour suprême depuis novembre 2016, huit membres d’AKNL contestent la décision du ministère du Logement et des Terres de déproclamer la plage publique de Pomponette, qui a par la suite été cédée à bail aux promoteurs de Clear Ocean Hotel and Resort Ltd. AKNL déplore notamment le fait que le ministère « n’a pas daigné avoir des consultations » avec le public pour connaître son avis sur la question. Le collectif avait indiqué que la déproclamation de la plage de Pomponette avait été approuvée en 2003, mais que l’implémentation de cette décision n’avait été faite qu’en 2016, soit 16 ans plus tard, ajoutant que les autorités « n’ont pas pris en compte le Tourism Master Plan qui avait été préparé en 2002 ».

Par ailleurs, depuis août 2019, l’État a décidé de résilier le contrat de Clear Ocean Hotel and Resort en raison de dettes accumulées totalisant plus de Rs 20 M en termes de loyers impayés.