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Leurs contrats de travail sont arrivés à terme. Et ils sont nombreux à se retrouver en situation irrégulière dans l’île.

La Confédération des travailleurs des secteurs public et privé (CTSP) dénonce que de nombreux travailleurs bangladais n’ont pas été rémunérés depuis le confinement. Ils n’ont pas reçu d’allocation de repas et certains sont dans le flou concernant leur rapatriement.

« Les employeurs refusent de payer cette allocation lorsque le work permit  n’est plus valable », scande le syndicaliste Reaz Chuttoo.

Face à la presse hier, devant les bureaux du ministère du Travail, Jane Ragoo, syndicaliste, affirme « faire de notre mieux pour qu’ils ne disparaissent pas dans la nature ».  

Le président de la CTSP, lui, déplore que certains employeurs ont transféré leurs travailleurs vers d’autres compagnies, sans aviser ou obtenir l’autorisation du ministère du Travail.

« Si cette allocation n’est pas accordée  jusqu’à ce qu’ils quittent le pays, ces travailleurs étrangers n’auront d’autres choix que de venir manifester devant la Victoria House », ajoute-t-il.

La CTSP propose ainsi la mise sur pied d’un One Stop Shop afin de pouvoir venir en aide plus rapidement aux travailleurs étrangers, ainsi qu’un Migrant Resource Centre afin qu’ils puissent s’y réfugier.