Il n’y a pas que les pêcheurs et commerçants qui sont inquiets pour leur avenir. Les chauffeurs de taxis du sud-est se disent également dans le flou après l’échouement du MV Wakashio et la marée noire qui a affecté cette partie de l’île.

Le village de Mahébourg vit au ralenti depuis ce désastre écologique, nous raconte Dinmahamed Youssah, l’un des 41 Taximen du village qui voient leur emploi menacé.

Après la fermeture des plages du sud-est, telles que Pointe D’Esny et Blue-Bay, Dinmahamed Youssah ne sait quand reprendront normalement ses activités. « Même après la réouverture des frontières les touristes ne viendront pas ici », craint-il.

Le porte-parole des chauffeurs de taxi de cette région lance un appel aux autorités afin que leurs cas soit considérés. Il explique qu’une rencontre s’est tenue avec le ministre du Transport, Alan Ganoo, la semaine dernière, lors de laquelle ils ont fait part de leurs doléances.

« Certains d’entre nous ont des emprunts à rembourser. Nous attendons un retour du ministre cette semaine », soutient Dinmahamed Youssah.

Une liste de noms des chauffeurs de taxis touchés par les répercussions de l’échouement du Wakashio a également été adressée aux ministres Bobby Hurreeram et Stephan Toussaint.

Dinmahamed Youssah nous a fait part que si un dénouement n’est pas trouvé rapidement, les Taximen envisagent d’entamer une grève de la faim.