Lors de son intervention ce lundi 1er novembre au World Leaders Summit à la conférence des Nations unies sur le climat, la COP26, à Glasgow, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a rappelé l’urgente nécessité de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 °C et d’atteindre l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050.
L’écologiste Sunil Dowarkasing, de son côté, trouve « contradictoire » la présence de Pravind Jugnauth à ce sommet pour le climat. « C’était un discours plat et sans conviction », commente-t-il.
« Il y a eu beaucoup de jolis termes qui attendent à être concrétisés en retour. Ils sont en opposition totale avec le nouveau projet de loi, l’Offshore Petroleum Bill, présenté au parlement », fait-il ressortir.
Revenant sur un des points annoncés par le chef du gouvernement, soit la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40% à l’horizon 2030, l’ancien directeur de la Commission Maurice île durable dit ne pas y croire. « Cela reste très hypothétique. Nous avons déjà entendu cela », relève-t-il.
Même son de cloche pour Shaama Sandooyea, militante pour le climat, biologiste marine et membre de Fridays For Future Mauritius. « Le Premier ministre a présenté, avec des paroles sans âme, des ambitions hypocrites et des engagements pas du tout à la hauteur » de l’urgence climatique, fustige-t-elle
« Comment ose-t-il donner des leçons à la COP26 alors qu’il veut exploiter du pétrole depuis notre océan? », questionne-t-elle.
Les écologistes espèrent de ce gouvernement « une réaction rapide » et conséquente pour répondre à l’urgence climatique. De fait, ils espèrent que ces paroles seront suivies « d’actions significatives ».

