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  • Selon la GTU, les maîtres d’école leur demandent de rester en classe pour surveiller les enfants

Alors que le ministère de l’Education est revenu sur sa décision de garder les enfants en classe pendant la récréation, certaines écoles ont tout de même choisi de conserver cette option. C’est ce qu’avance Vinod Seegum, président de la Government Teachers Union (GTU), qui indique que, du coup, les enseignants sont aussi privés de récré, puisqu’ils doivent rester en classe pour les surveiller. Ce qu’il considère comme un « excès de zèle ». Par ailleurs, la GTU se dit en faveur des examens du PSAC en mars de l’année prochaine, mais demande d’alléger certains papiers.

Vinod Seegum a d’abord tenu à rappeler que la GTU fête cette année ses 75 ans. Raison pour laquelle, dit-il, le syndicat est toujours consulté sur les grands dossiers. Il clame également l’indépendance du syndicat et dit ne pas être un « roder bout ». Parlant du nouveau calendrier scolaire, Vinod Seegum souligne que la GTU avait été le premier syndicat à réclamer les examens du Primary School Achievement Certificate (PSAC) en décembre de cette année. « Cependant, avec des mois de consultations, et après avoir pris connaissance des rapports internationaux, disant que quatre enfants sur dix n’ont pas eu accès aux cours pendant le confinement, nous avons décidé de revoir notre position. Il y avait le risque qu’une génération entière soit affectée par cette situation. C’est pour cela que nous avons finalement pensé qu’il était mieux d’attendre mars 2021. »

Si les examens étaient maintenus en octobre 2020, ajoute-t-il, il y aurait eu une « course » à la rentrée, en juillet, et « un stress, à la fois pour les enfants, les parents et les enseignants ». Il poursuit : « Comme on le sait, le PSAC est resté un examen très compétitif. » En revanche, dit-il, le syndicat demandera que certains papiers soient allégés, avec des numéros moins compliqués. « Il y a des chapitres qui sont Time consuming, et cela prend beaucoup de temps à un enfant moyen pour comprendre. »

L’autre sujet qui agite les écoles en ce moment concerne le temps de récréation, qui n’est pas respecté. « Des maîtres d’école font un excès de zèle et demandent aux enfants de rester en classe. Du coup, l’enseignant doit aussi rester en classe. Or, les conditions d’emploi disent qu’un enseignant doit avoir 30 minutes d’undisturbed lunch. Cela s’applique aussi aux enfants qui doivent sortir de la classe pour respirer. »

Vinod Seegum suggère que des “holistic teachers”, ICT Support officers ou Deputy Head Teachers viennent relever l’enseignant si l’école veut maintenir ce système. « Une vingtaine d’écoles actuellement fait fi des instructions du ministère à ce sujet. Certaines administrations demandent même aux enseignants de venir signaler au bureau quand ils vont aux toilettes. »

Parlant du rapport du PRB, qui a été renvoyé, Vinod Seegum est d’avis qu’il s’agit d’une « injustice envers les fonctionnaires » qui attendaient cinq ans pour une augmentation. « S’il y a des difficultés financières, on aurait pu publier le rapport et voir son implication après. Actuellement, personne ne sait quand le rapport sera publié et appliqué. » De même, il déplore le gel de certains postes dans le secteur. « Il y a des éducateurs qui n’ont qu’une chance de promotion au cours de leur carrière et qui se retrouveront à la retraite bientôt sans rien, parce qu’on a tout arrêté. Idem pour les enseignants de langues orientales qui, après trois ans comme DHT, sont éligibles à devenir Assistant Supervisor. C’est injuste, il y a une grande frustration ! »