• Il faudra toutefois attendre le prochain rapport du PRB afin que les Deputy Head Teachers et inspecteurs soient nommés

Une injustice réparée. C’est ainsi que l’introduction des “supervisory grades” pour les enseignants du Kreol Morisien (KM) est qualifiée par la Government Teachers Union (GTU), qui a longtemps milité pour cela. Des recommandations ont été faites au Pay Research Bureau (PRB) à ce sujet par le syndicat, ainsi que par le ministère de l’Education. Il faudra toutefois attendre la publication du prochain rapport pour les nominations. À ce sujet, la GTU demande au gouvernement de préciser la date de la publication et de l’application, car « l’attente devient suffocante ».

Le KM a été introduit dans les écoles primaires en 2012. Contrairement aux General Purpose Educators et à ceux des langues orientales, aucune provision n’avait été faite pour une structure hiérarchique jusqu’ici. Ce qui était considéré comme une discrimination envers les enseignants de notre langue nationale. « Pour chaque langue, il faut des superviseurs. Il y en a 87 pour l’hindi, 43 pour l’urdu et 24 pour le tamoul, entre autres.»
Après plusieurs années de discussions, le ministère de l’Education a finalement élaboré un organigramme, qui a été présenté au PRB. Dorénavant, des Deputy Head Teachers (DHT) et des inspecteurs pourront ainsi aussi être nommés parmi les enseignants de KM. C’est l’assurance donnée par Vinod Seegum, président de la GTU, qui dit être parvenu à un accord avec le ministère à ce sujet. « Nous avons déjà déposé nos recommandations au PRB à ce sujet, et le ministère en a fait de même. Il n’y a qu’à attendre la publication du prochain rapport. »

À ce sujet, Vinod Seegum lance un appel au gouvernement pour préciser la date du prochain rapport, ainsi que son implémentation. « Il faut comprendre qu’il y a beaucoup de personnes qui partent à la retraite et qui vont rater l’opportunité d’avoir une “lump sum” et une pension plus conséquente. Il y a donc beaucoup de frustrations. De même, en l’absence d’une date, l’attente devient suffocante. Nous faisons également un appel pour que le remboursement des “sick leaves” soit effectué. »

Par ailleurs, la GTU se réjouit de la nomination de nouveaux DHT pour la langue arabe. À ce jour, cette matière n’en compte que trois, alors qu’il y a environ 1 000 enseignants et 5 000 élèves ayant opté pour cette langue. « L’arabe est enseigné dans nos écoles depuis les années 80’. À cette époque, il n’y avait que 30 enseignants. D’où le choix de 3 DHT. Mais la situation a beaucoup évolué aujourd’hui. » Contrairement au KM, les nouveaux superviseurs pour l’arabe pourront déjà être nommés, étant donné que le PRB en fait déjà provision.

Dans la foulée, Vinod Seegum lance également un appel pour que les Support Educators au primaire puissent démarrer leur Teachers Diploma au Mauritius Institute of Education (MIE) en janvier prochain. À ce jour, ces Support Teachers, qui assurent l’encadrement des enfants ayant des difficultés scolaires, se retrouvent avec des conditions de travail moins favorables, étant donné qu’ils n’ont pas leur “diploma”. Vinod Seegum affirme que des discussions ont été entamées avec le ministère ainsi que le MIE à ce sujet. « Au MIE, on se dit prêt à démarrer les cours. On n’attend que l’aval du ministère. On nous a fait comprendre que cela pourrait se faire en juin, mais nous disons : pourquoi ne pas commencer en janvier, puisque le MIE est prêt ? »

Concernant le calendrier scolaire pour 2021, la GTU a eu des consultations avec le ministère. Toutefois, cette année, un “macadam” se pose, avec la tenue des examens de Cambridge en juin. « Pour cette raison, on n’a pu finaliser le calendrier 2021 à ce jour, mais je suis sûr que le ministère trouvera une solution. »