Jayen Chellum de l'ACIM au centre (photo d'archives)

Ceux qui contestent la gestion de l’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) sont montés au créneau, hier. Ils ont rencontré la presse au Centre social Marie Reine de la Paix, à Port-Louis, pour faire état du « non-respect des dispositions du Registrar of Associations » par cette association. Ils ont étayé leurs propos en faisant état d’un document relevant plusieurs manquements, notamment la nécessité d’avoir un quorum pour tenir des réunions du conseil exécutif, la nécessité de s’assurer que les chèques sont signés en conformité avec les règlements de l’Article 6 (8) de l’association, le besoin d’assurer que le recrutement des membres est effectué suivant l’article 4 de l’association, etc..

Ce document note aussi : « It has been observed that the rules of the association contain shortcomings, for instance there is no provision in the rules for removal of officers in breach of schedule 11 of the Registration of Associations Act. The association is therefore requested henceforth to take action at its end to remedy the defaults and comply with rules of the association and the provisions of the Registrar of Associations Act while managing the affairs of the association ».

Ce même document fait aussi état de la signature d’un chèque d’un montant de Rs 63 600. « Cheque amounting to Rs 63 600 dated 19.04.2019 was signed by you for payment of travelling ticket to Portugal without the approval of the Executive Council and according to the president he was not contacted to sign same contravening article 6 (8) of the rules and section 19 (2)(…) of the Registrar of Association Act. (…) A yearly fee of Rs 200 for ordinary member and Rs 300 for Senior Member are being collected contrary to Article 4 if the rules of the association. »

Selon Antoine Cangy, ex-président de l’ACIM, cette lettre qui a été adressée au secrétaire général, Jayen Chellum, aurait dû être à l’agenda des réunions du conseil exécutif de l’ACIM. Pour lui, l’actuel secrétaire général de l’ACIM doit partir et laisser la place aux autres. « Un secrétaire général ne peut pas agir en tant que staff et en tant que secrétaire général et secrétaire du board de l’ACIM », a-t-il laissé entendre. Il demande au Registrar of Association de ne pas faire de “cover up” autour de toute cette affaire et d’obliger l’ACIM à aller de l’avant vers une nouvelle assemblée générale pour élire un nouvel exécutif. Il devait souligner qu’il compte contacter les anciens présidents de l’ACIM pour faire état de la situation qui y prévaut.

Soobash Hurree, autre membre de l’ACIM, s’est demandé, de son côté, sur combien de conseils d’administration siège l’association. Interrogé à propos des allégations par ces derniers, le secrétaire général devait préciser que ceux qui ont animé cette conférence de presse « ne sont plus membres de l’ACIM ». Et d’ajouter : « Ils ont été expulsés lors de la dernière assemblée générale. » Et la majorité des membres présents ont renouvelé leur confiance en lui, balayant ainsi d’un revers les allégations formulées à l’encontre de l’ACIM. Pour lui, ces derniers tentent de nuire à sa réputation en prélude de la prochaine assemblée générale pour renouveler l’exécutif de l’association.

« Quant à moi je n’accorde pas d’importance à ces ex-membres qui ont toujours créé du désordre au sein de l’ACIM : ils n’ont pas le droit de parler de l’ACIM car ils ne sont plus membres », a souligné Jayen Chellum. En ce qui concerne le rapport du Registrar of Association qui lui a été adressé, il dira : « Ils sont donc illégalement en possession de ce rapport. J’ai déjà répondu dessus pour éclaircir la situation. »