Le MES a décidé de ne pas engager des correcteurs issus des zones rouges pour le PSAC. Une décision qui provoque la colère des enseignants, qui ont pourtant travaillé pour le bon déroulement de ces mêmes examens. Une Presiding Invigilator en zone rouge ne cache ainsi pas sa colère et sa frustration par rapport à cette situation.

« Quand on avait besoin des invigilators pour les examens, on avait besoin de nous, et là, pour la correction, on n’a plus besoin de nous parce qu’on habite en zone rouge. On a peur qu’on vienne contaminer les autres. Mais pendant les examens n’avait-on pas peur de cela ? Cela me révolte », s’indigne-t-elle.

L’éducatrice ajoute que le dernier jour d’examen, généralement, on distribue les papiers pour le Marking. Or, cette fois, certains n’ont rien reçu. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils ont appris qu’ils ne feront pas la correction parce qu’ils habitent en zone rouge. « Ainsi, après que nous avons fait le travail pour que les examens puissent se tenir comme prévu, on va maintenant faire appel à d’autres pour la correction. Du coup, on n’a plus besoin de nous. » Cette dernière se demande pourquoi on n’a pas choisi un centre de correction en zone rouge, où tous ceux qui habitent la région pourraient travailler. « Que va-t-il se passer demain si un des centres identifiés pour la correction se retrouve en zone rouge ? Va-t-on fermer le centre et renvoyer les correcteurs de cette région ? » se demande-t-elle.

La Presiding Invigilator qualifie cette situation de Unfair et fait ressortir qu’avec moins de personnes engagées pour la correction, cela prendra également plus de temps. « Est-ce qu’on va pouvoir terminer dans les temps voulus ? En tout cas, ce que le MES a fait avec nous est injuste. Ce n’est vraiment pas agréable à vivre une telle situation après avoir tout fait pour le bon déroulement des examens. Sur quoi le MES s’est-il basé pour pénaliser ceux des zones rouges ? »