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Metro express : Que 40 000 passagers sur un potentiel de 460 000

Alan Ganoo signifie son intention de s’attaquer de front aux opérateurs illégaux dans l’intérêt des compagnies d’autobus

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Le ministre du Transport, Alan Ganoo, a brossé un tableau complet de la situation dans le secteur du transport en commun avec l’avènement Metro-Express, mode de transport, qui est passé à la vitesse supérieure en cette fin d’année. En gros, il met l’accent sur le fait que sur un potentiel de 460 000 passagers se déplaçant quotidiennement sur le réseau, le Metro-Express ne s’approprie que de 40 000 jusqu’ici. C’est ce qu’il a indiqué à l’Assemblée nationale, mardi, en réponse à une interpellation du député du MMM, Aadil Ameer Meea, mardi, le ministre du Transport, Alan Ganoo, a voulu se montrer rassurant vis-à-vis des opérateurs d’autobus face à la crainte d’une chute de clientèle avec l’arrivée du métro.

« 400 000 sont transportés par nos compagnies d’autobus. Nous avons encore besoin d’elles. C’est pourquoi le gouvernement doit subventionner cette industrie pour qu’elle ne s’effondre pas », fait comprendre Alan Ganoo. Il ajoute que les opérateurs illégaux font beaucoup de tort à l’industrie, soit 10% de perte de revenus chez les opérateurs de bus. Il signifie son intention de s’attaquer de front à ces opérateurs-marron, engagés dans une concurrence déloyale sur les routes.

Le ministre s’est dit conscient de la préoccupation des compagnies d’autobus opérant sur le trajet Port-Louis/Curepipe depuis l’entrée en opération du Metro-Express, desservant ce corridor urbain. « Or, ce système de transport a été conçu pour s’ajouter aux modes de transport existants pour assurer le confort du voyageur et pour fournir un mode de transport propre, durable et fiable. Les stations de métro ont été conçues pour s’intégrer facilement au réseau de bus et pour qu’ils fonctionnent de manière transparente les uns avec les autres », indique-t-il.

Alan Ganoo rappelle que le Metro-Express n’assure le service sur l’itinéraire Port-Louis-Curepipe que depuis le 10 octobre et que de fait, aucune étude en profondeur n’a été menée encore pour évaluer l’impact sur les opérations des compagnies de bus. « Pour avoir une bonne jauge du nombre d’usagers de ce mode de transport sur cette route, il faudrait une étude qui s’étale sur une certaine période de temps. L’impact du Metro-Express sur les opérateurs d’autobus ne peut à ce stade être établi jusqu’à Curepipe d’autant que nous devons attendre la reprise des classes en début d’année  pour en avoir une meilleure idée des mutations et changements dans les habitudes de transport», affirme-t-il.

Le ministre a souligné que le métro constitue une opportunité unique pour la réorganisation du système de transport à Maurice. « In the context of the reengineering the public transport system, following the advent of the Metro Express, the major bus companies were requested to submit their written proposals to my Ministry. These proposals have been compiled and are currently being assessed by my Ministry”, ajoute-t-il.

Parmi les mesures correctives, le ministre a cité la répression contre les opérateurs illégaux qui représentent, dit-il, « 10 % de perte de revenus chez les opérateurs d’autobus ». Par ailleurs, il a parlé d’ajuster l’horaire des lignes de bus pour améliorer l’efficacité opérationnelle ; accroître l’attractivité du transport public par l’introduction d’une technologie propre, précisément l’introduction des bus électriques ; la réingénierie du secteur ; la numérisation pour réduire le vol et accroître l’efficacité opérationnelle ; la régionalisation des opérateurs de bus ; le redéploiement d’une partie de la flotte de bus impactés pour compléter le service sur d’autres lignes, et la mise en place de bus de desserte dans certaines régions.

Le ministre a précisé que trois compagnies d’autobus sont les plus à risques dans la conjoncture, marquée par une baisse drastique dans le nombre de passagers. La plus impactée demeure la compagnie,Rose-Hill Transport, ensuite le UBS et la Corporation Nationale de Transport (CNT). « But the idea is to reengineer the old system to give the operators the possibility to have other opportunities so that the question of laying off workers does not arise », prévoit-il dit, ajoutant que l’industrie reçoit beaucoup de subsides et de soutien du gouvernement en terme de Free Travel Scheme et de subvention sur le prix d’achat du diesel. « On each litre that each bus needs every day, Government pays Rs 20 per litre. So, you can imagine how many thousands and thousands of litres are used every day by NTC, Rose Hill Transport, UBS and the Mauritius Bus Transport. Government is subsidising millions of rupees per year only on diesel because the bus companies do not pay the Rs 55 per litre that we pay. Government tops up on each litre. Now, the free travel scheme also as you know, government spends about Rs530 m. and pays to the bus operators every year. Rs 530 millions to the bus operators. So, this is a sector which is heavily subsidized”, fait-il comprendre.

Alan Ganoo assur e les compagnies d’autobus que les mesures sont à l’étude au niveau de son ministère en vue d’évoluer vers un système de transport multimodal intégré et qu’ils seront consultés en conséquence.

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