Photo illustration (Photo by JUAN MABROMATA / AFP)

Le Mauritius Research and Innovation Council (MRIC) a constitué une équipe afin de se pencher sur la question de l’utilisation du cannabis à des fins thérapeutiques. Ce dernier est en effet de plus en plus toléré à travers le monde, comme au Royaume-Uni, au Canada, en Italie, au Portugal, en Espagne, en Finlande, aux Pays-Bas et dans une vingtaine d’États américains.

« Un comité technique national a été nommé par le gouvernement. On m’a demandé de présider ce comité et j’ai donné mon aval. J’ai déjà commencé mon travail et nous avons eu une réunion il y a une quinzaine de jours », explique le directeur exécutif du MRIC, le Pr Theeshan Bahorun. « Notre objectif est uniquement de considérer l’aspect médical du cannabis. Cela n’a rien à voir avec la drogue, la dépénalisation ou le fait de le substituer à la drogue synthétique », ajoute-t-il.

En effet, ce comité fait suite à un rapport de l’Organisation mondiale de la santé, qui a modifié les extraits liés au cannabis afin de donner la possibilité de voir comment l’utiliser dans le cadre d’un strict usage médical. « Nous nous sommes rencontrés et nous compilons les informations. Nous prenons aussi les différents points de vue. Ceux qui veulent communiquer sur le sujet peuvent aussi le faire à travers le ministre. En tant que scientifique, j’apporterai ma contribution pour examiner les données et faire mes recommandations au gouvernement », dit-il. À noter que ce comité technique comprend des membres de la police, des chercheurs et d’autres parties prenantes. La première réunion, dit notre interlocuteur, « s’est bien passée ».

Les recherches effectuées jusqu’ici ont démontré que le cannabis ou le chanvre indien a déjà été utilisé en Chine, en Inde et en Égypte pour le traitement de divers maux. Le cannabis présente en effet des propriétés antidouleur, mais stimule également l’appétit, en sus de ses pouvoirs anti-vomissement ou contre les nausées. Le cannabis peut aussi favoriser le sommeil tout en atténuant les glaucomes et l’asthme.