Les licenciés de l’enseigne Cash & Carry sont actuellement dans la tourmente. Ilssont toujours dans l’attente de leur “Transitional Unemployment Benefits” depuis près de trois mois. Ils ne savent pas à quel saint se vouer.

En cette fin de semaine, ils se sont rendus au Redundancy Board dans l’espoir de voir aboutir leur demande pour des indemnités de licenciement équivalant à trois mois par année de service. Ils sont finalement rentrés bredouilles chez eux car l’affaire a été renvoyée au 25 février, en attendant les procédures au niveau des conseils légaux des deux parties.

A la sortie du Redundancy Board, les licenciés, chefs de famille ou support familial, semblaient être désemparés devanty la tournure des événements et l’indifférence affuchée. « Nous avons décidé de changer notre homme de loi. Ce qui fait que notre demande a été modifiée pour expliquer au Redundancy Board combien chaque licencié aura droit comme compensation si on prend en considération le nombre d’années de service passé au sein de Cash & Discount Ltd, un des magasins tombant sous l’enseigne Cash & Carry », fait ressortir une licenciée.

Comme elle, ils étaient une centaine d’anciens employés jetés sur le pavé à la veille du Nouvel An de Computer & Office Gallery Ltd, Discount, Point Ltd, Electron Ltd et Discount Hyperstore Ltd à avoir effecfué le déplacement au Redundancy Board. « Notre homme de loi nous dit qu’il est confiant de pouvoir remporter cette bataille. Mais en attendant, les affaires vont mal dans nos foyers. Nos dettes s’accumulent et nous éprouvons de sérieuses difficultés à trouver du travail en ce moment et nous sommes sans salaire depuis trois mois. Ce n’est pas du tout facile de vivre dans ses conditions », explique de son côté une mère de famille. Elle invite ainsi les médias à s’intéresser à leur sort pour que les autorités puissent faire diligence à propos de leurs “Transitional Unemployment Benefit”, une composante du Workfare Programme. Un autre employé affirme qu’une firme de comptabilité réclame leurs contrats de travail pour savoir à combien ils devraient avoir droit comme indemnisation de licenciement.

« Moi, je suis entrée au travail il y a 20 ans à la suite d’un arrangement verbal. Nous avons quand même notre fiche de paie qui indique la date à laquelle nous avons commencé à travailler. Notre avocat a affirmé qu’il va adresser à la firme comptable une copie de nos fiches de paie et on verra par la suite ce qui va se passer le 25 février au Redundancy Board », souligne un autre employé de Discount Point Ltd.

« Au fait, nous sommes en train de réclamer trois mois par année de service, un mois de préavis et le remboursement des congés annuels », a-t-il dit. Depuis leur licenciement, ces employés ont reçu une “termination letter”, un mois de salaire et le paiement de leur boni de fin d’année. « Cela fait trois mois qu’on attend toujours notre “Unemployment Transition Benefit”. Il était question qu’une firme de comptables soumette notre dossier au ministère du Travail pour que notre cas soit traité avec diligence. Il n’en a rien été jusqu’ici », souligne une employée de Discount Point Ltd.

Les licenciés soulignent que le salaire et le boni de fin d’année ne suffissent pas pour continuer à vivre car ils ont des emprunts à rembourser, des dettes et le financement des études des enfants. Ils affirment qu’ils sont toujours chômeurs et qu’il leur est difficile de trouver de l’emploi en ce moment après la période de confinement sanitaire.