Bâtiment du ministère du Travail

Séance marathon mardi au Redundancy Board (RB) où le sort de 250 employés était à l’agenda. Cette séance était consacrée essentiellement à des cas qui sont restés en suspens en raison de la période de confinement sanitaire. Et les nouveaux cas qui ont à l’agenda de cette séance étaient consacrés aux demandes de réintégration et de paiement des indemnités de licenciement. Ce sont essentiellement des entreprises ayant un chiffre d’affaires de Rs 25 millions par an et employant plus d’une quinzaine de salariés qui étaient concernés par cette année.

Le gros morceau de cette séance était surtout axé sur le cas de l’enseigne Cash & Carry. Les licenciés de cinq compagnies tombant sous cette enseigne veulent obtenir des indemnités de licenciement. À l’appel de l’affaire, le président du RH, Rashid Hossen, a voulu savoir où en étaient les discussions entre les représentants des employés et ceux des employeurs.

Les avocats des compagnies concernées ont fait savoir au président du RH que celles-ci sont en voie de liquidation. D’après les observateurs avisés, le RB n’aurait pas d’autorité sur ces compagnies si elles sont liquidées d’après les dispositions de l’Insolvency Act. Si cette loi est appliquée, il se pourrait alors que le paiement des “severance allowance” aux licenciés ne soit pas la priorité en termes de remboursement des sommes dues. Lors de la séance de mardi, les avocats des licenciés ont maintenu que ces derniers doivent avoir droit au paiement des indemnités de licenciement.

Face à cette situation, le président du RB a persuadé les deux parties concernées de continuer à discuter jusqu’à ce qu’un accord à l’amiable soit trouvé pour le paiement des indemnités de licenciement. Faute de quoi, le RB sera appelé à trancher. Les deux parties concernées ont accepté la proposition du président du RB. L’affaire a été ainsi fixée au 2 juin prochain à13h. Les deux parties sont d’accord que les indemnités de licenciement soient « over and above » de ce que prévoient les dispositions de la loi.

Lors de cette même séance, plusieurs licenciés des compagnies tombant sous l’enseigne Cash & Carry avaient fait le déplacement à la Victoria House à Port-Louis. Ils travaillaient jusqu’à tout récemment pour les compagnies Discount Hyper Stores Ltd, Computer & Office Gallery Ltd, Discount Point Ltd et Electron Ltd et de Cash & Discount Ltd.