C’est au Premier ministre, Pravind Jugnauth, que le personnel non enseignant du collège Mauritius a décidé de faire appel pour activer la publication d’un rapport rédigé par le comité institué pour enquêter sur l’établissement curepipien, après une série de problèmes survenus l’année dernière. Notamment des manifestations par des élèves des deux départements (filles et garçons) en septembre et en octobre 2020 pour dénoncer des conditions dans lesquelles se font les cours et réclamer par la même occasion le départ du manager, Rajiv Roy, lequel est parti depuis à la retraite.

Des employés du collège avaient aussi sollicité le Bureau du travail suivant la détérioration des relations entre les deux parties et des doléances envoyées aux différentes autorités de l’Education. Après avoir entendu des élèves du collège, ainsi que leurs responsible parties, et s’être rendu sur place, le comité devait rédiger un rapport et soumettre des recommandations. Selon les employés du collège, le rapport du comité serait déjà prêt, d’où leur demande pour qu’il soit rendu public. Mais parce qu’ils ont l’impression que la PSEA est “unwilling” ou “unable” de publier le rapport et d’appliquer ses recommandations, ils demandent l’intervention du Premier ministre pour plus de transparence sur ce dossier.

De plus, écrivent-ils, “the situation at Mauritius College has not improved, instead, industrial relation have been worsening”. Une plainte a même été consignée au poste de police de Rose-Belle. En mars et en avril derniers, pendant le confinement, disent-ils, ils ont été contraints de se présenter au travail tous les jours de 7h45 à 15h30, et ce malgré une circulaire adressé aux établissements secondaires émanant de la Private Secondary Education Authority sur le travail basé un système de rotation. “For many years now, we have been facing all kinds of harassment, and humiliations while the schools’ infrastructure have been degrading. Recently, hundreds of students have been illegally given transfer certificates, this issue was widely covered by the press and it was only upon the intervention of the Ombudsperson for Children, UPSEE and PSEA that the school management had to back pedal”, écrivent les employés.