Relogement d’une 60e de familles dont des squatters en des lieux plus sûrs

Une station de traitement fournira l’eau potable aux habitants de l’Ouest

Les travaux de réhabilitation du vieux réservoir plus que centenaire de La Ferme semblent se préciser. Le ministre des Finances, Renganaden Padayachy, en a fait mention dans son discours du budget et lors des débats à l’Assemblée nationale au courant de la semaine, la députée de la circonscription Savanne / Rivière-Noire, Sandra Mayotte, s’en est réjouie.

Situé à la lisière de Bambous, ce “man-made reservoir” a fini, au fil des ans, par représenter un danger à la sécurité publique. En effet, en au moins deux occasions ces quinze dernières années, il a fallu de peu que le pire ne se produise. Une première fois en mars 2007 quand, remplies à ras bord à la suite de fortes averses, les eaux du réservoir ont dangereusement menacé de se déverser sur le village limitrophe.

Trois ans plus tard, en mars 2010, il y a eu une autre crainte de débordement menaçant. Cette fois, le déversoir du barrage qui sert à canaliser le trop-plein d’eau vers une rivière des environs a été obstrué par un tronc d’arbre et d’autres détritus. Sans compter que, parfois, des eaux en excès dans le réservoir exercent la pression  sur une façade du barrage faite de vieilles pierres aujourd’hui disjointes.

La menace qu’un jour, le réservoir ne cède en l’absence de tout projet de réhabilitation est d’autant plus inquiétante que des habitations se trouvent tout juste derrière deux des façades de la vieille infrastructure du côté de Bambous: d’une part, une quarantaine de familles de squatters, de l’autre, une vingtaine d’autres familles qui disposent, quant à elles, de titres agréés de propriété.

Au coût initial estimé de quelque Rs 625 millions, le projet comprend le relogement en des lieux bien plus sûrs de ces familles. D’ailleurs, le Conseil des ministres a longtemps pris en février 2017 une décision de principe pour le relogement de la soixantaine de familles concernées dont celles des squatters ou, alternativement, pour les compenser en vue de leur évacuation des lieux.

Il est aussi, entre autres, question de doter le réservoir réhabilité d’une station de traitement des eaux. La Ferme qui est, en effet, jusqu’ici un réservoir servant essentiellement à l’irrigation servira, donc, aussi à l’avenir, à l’alimentation en eau potable des résidents de la côte ouest de même que ceux des basses Plaines-Wilhems. Il était question, au départ, que l’appel d’offres pour l’exécution des travaux soit lancé, au plus tard, à fin avril dernier.

Compte tenu, néanmoins, des imprévus dus au confinement et au couvre-feu sanitaire, ces préalables administratifs ont pris du retard. Les documents d’appel d’offres attendent, en effet, d’être finalisés avant que l’appel à la soumission des offres ne soit fait. Il est à noter que depuis aussi loin qu’octobre 1999, plusieurs études préliminaires quant à l’opportunité d’une réhabilitation du réservoir La Ferme ont été réalisées.