« Kan ou mizer ou fami oblize sibir tou kalite linzistis », déplore Medgée Legoy qui habite dans un appartement de la National Housing Development Corporation à Bambous depuis plus de vingt ans. Elle fait face depuis ces dix dernières années à des problèmes de voisinage.
Car son voisin a bloqué complètement une entrée qui se trouve derrière sa maison, Elle n’a accès à son appartement que par son entrée principale. Elle est allée porter plainte à la NHDC à Rose-Hill et au conseil de district de Bambous une dizaine de fois pour trouver une solution pour le bien-être de tout le monde. « Mo finn fatigue fer vatevien antr District Council ek biro NHDC, Rose-Hill. Mo prizonier dan mo lakaz. Mo finn fer ek mo ankor fer sakrifiss pou pey lakaz. Mo explik zot ki mo gagn bokou difikilte pou mo traverse pou al par deryer », confie-t-elle.
Selon Medgée, un responsable de la NHDC et un autre du conseil de district avaient pris l’engagement de trouver une solution pour elle. Mais tous deux depuis ont été transférés. « Il faut recommencer à faire les démarches. C’est un éternel recommencement. En attendant, rien n’a changé. La situation empire chaque jour », ajoute-t-elle.
Cette situation l’empêche de profiter pleinement de sa propriété. « J’ai essayé à maintes reprises de trouver un terrain d’entente en expliquant à mon voisin les inconvénients que cela me causait lorsqu’il empiète sur mon terrain », ajoute-t-elle. Elle insiste sur le fait qu’elle doit avoir accès sans difficulté chez elle en affirmant que « mon voisin doit ouvrir un passage pour nous en tant. »
Medgée compte-elle avoir recours à un homme de loi pour faire valoir ses droits ? « Vous savez, je ne veux pas aller jusque-là. Solliciter un homme de loi pour un avis légal, cela ne coûte pas un sou. Sans compter le nombre de fois que j’aurai à faire le va-et-vient en Cour. Je souhaite que la NHDC ou les officiers du conseil de district prennent les choses en main. Et que le conseil de district de Bambous ou la NHDC trouvent un moyen pour faire respecter la distance par rapport à la limite du terrain », fera-t-elle comprendre.
En mars de l’année dernière, la NHDC avait fait une proposition pour retenir les services d’un consultant pour effectuer une étude complète des travaux de réhabilitation nécessaires, y compris les travaux d’étanchéité du toit, le traitement des fissures sur les murs, la descente des eaux pluviales, les travaux de peinture.
Le consultant sera également responsable de la conception, de la préparation des dossiers d’appels d’offres et la supervision des travaux. C’est ce qu’avait répondu Steven Obeegadoo, le Deputy Prime Minister et ministre du Logement et des Terres, à la députée Sandra Mayotte de la circonscription de Savanne/Rivière-Noire (No 14) suite à une Parliamentary Question (PQ) abordée par cette dernière lors de la séance du 12 avril 2022 au Parlement concernant les fuites d’eau dans les lotissements de la NHDC de Bambous et Bassin. Le ministre avait annoncé que le consultant devrait être nommé vers fin avril 2022 et que les travaux devraient commencer à la fin de l’année.
« Tous les appartements de la NHDC sont des copropriétés avec des parties communes conformément à la norme. » À ce titre, avait rappelé le DPM, il est légalement de la responsabilité des copropriétés de s’assurer que le cadre de vie dans et autour des différents blocs est respecté.
Il revient essentiellement aux copropriétaires, avait déclare Steven Obeegadoo de constituer leur propre syndic pour se charger de la gestion, de l’entretien des lotissements et parties communes. « Il y a à ce jour 41 syndics, Mais malheureusement, dans la plupart des cas, ces syndics n’ont jamais fonctionné correctement. Par conséquent en vue de maintenir de bonnes conditions de vie, des habitants de ces appartements de la NHDC se sont plaints et cette dernière a dû intervenir de manière ponctuelle. Le gouvernement a dû fournir des fonds chaque année à la NHDC pour effectuer des travaux de réhabilitation qui comprennent l’imperméabilisation et le traitement d’autres fuite », avait-il insiqué.
Faisabt ressortir que la NHDC, ne peut pas prendre le relais des syndics, le Deputy Prime Minister fera ressortir qu’ « un modus operandi approprié doit être élaboré pour une solution à long terme. Et toute la question du syndic et de la gestion de ces lotissements ne peut qu’être abordée avec la participation active des copropriétaires. En l’absence d’un syndic, le gouvernement par l’intermédiaire de la NHDC ne ménagera aucun effort pour répondre aux préoccupations des habitants de Bambous. »
Les appartements de la NHDC de Bambous, au nombre de 308, ont été construits en 1999. L’année dernière, une compagnie privée avait organisé une réunion avec des résidents de Bambous pour consigner leurs doléances. Les sujets abordés et qui affectent ces derniers sont la drogue, la prostitution, les constructions illégales, la nuisance sonore, les atteintes à la propriété, au droit de passage, les aboiements, les animaux qui entrent dans les cours et les maisons.
Les habitants avaient demandé aux représentants de cette compagnie privée de transmettre à qui de droit leur requête pour la rénovation des appartements, remplacer les connexions pour la fourniture d’eau, les fissures dans les maisons, remplacer les balustrades, rampes et barrières d’appui des balcons et des escaliers « Ban abitan dan rezidans Bambous pe ankor atrap la bouzi rouz pe atan bann sanzman » dira Medgée qui était présente elle aussi à cette réunion.

