Photo illustration

Certains candidats ayant pris part aux examens du School Certificate (SC) l’année dernière comptent alerter l’organisation internationale Youth for Human Right, estimant que leurs droits ont été bafoués. « Pour le moment, nous sommes un petit groupe de candidats qui ont pris part à ces examens dans le privé. Nous avons noté des irrégularités sur la correction de certains papiers alors que la ministre de l’Éducation avait donné l’assurance qu’il y aurait une “special consideration” pour la correction en tenant compte du confinement ou encore des conditions dans lesquelles nous avions à nous rendre dans les centres d’examens pendant les intempéries », a expliqué une candidate âgée de 25 ans.

Selon cette dernière, les candidats du privé doivent débourser entre Rs 13 000 et Rs 16 000 pour ces examens, dépendant du nombre de matières. « Nous ne bénéficions pas de subvention de l’État, car nous sommes des candidats du privé. Nous travaillons dans des secteurs où nous ne gagnons pas beaucoup d’argent. De notre salaire, nous économisons une somme chaque mois pour payer nos études, et éventuellement les examens. Parfois, nous devons travailler trois à quatre ans afin de réunir la somme nécessaire pour prendre part à des examens. Nous avons consenti à d’énormes sacrifices avec l’espoir d’obtenir un SC. Au final, on nous pénalise pour des conditions qui sont hors de notre contrôle. »

La jeune femme avance que quelques candidats n’ont même pu prendre part à quelques épreuves. « Ce n’est pas de notre faute s’il y avait des pluies torrentielles ou le confinement. Nous n’avons pu obtenir des informations nécessaires sur la marche à suivre auprès du Mauritius Examinations Syndicate car l’institution était fermée pendant le lockdown. Kot nou fote ? », se demande-t-elle. Cette dernière dira que le groupe de candidats a choisi de se tourner vers le Youth for Human Rights, une Ong internationale, pour exposer leurs problèmes et alerter l’opinion. À ce stade, ces candidats n’ont pas encore décidé s’il y aura une contestation sur le plan légal. Pour le moment, l’une d’elle a déposé une “precautionary measure” au poste de police de Curepipe jeudi.

Cette habitante de Clairfonds, Phoenix (27 ans), a déclaré qu’elle avait fréquenté un collège de Flacq jusqu’à sa Form V en 2012 et qu’elle n’a pas obtenu des résultats brillants. Ce n’est qu’en 2020 qu’elle a décidé de prendre part une nouvelle fois aux examens du SC en tant que “private candidate”. Elle a payé Rs 16 000 pour sept matières, soit Art & Design, anglais incluant l’oral, mathématiques, commerce, français, comptabilité et Islamic studies. Les examens ont eu lieu de mars à avril 2020.

Ce n’est que le 12 août de cette année qu’elle a obtenu les résultats en ligne. La candidate a précisé qu’elle n’a pas pris part au Paper 2 (Essay) et Paper 3 (oral) d’anglais car il y avait des pluies torrentielles et le confinement. Au final, elle a obtenu un 4 en oral et un D en anglais. Elle estime qu’elle n’a pas eu toutes ses chances à cause des raisons mentionnées plus haut et qu’il y aurait dû y avoir une “special consideration” pour ce genre de situation. La plaignante a confirmé qu’elle fait partie du groupe de candidats mauriciens qui comptent alerter les instances internationales. D’autres candidats pourraient, eux aussi, déposer des “precautionary measures”.