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Les représentants de l’Air Mauritius Cabin Crew Association (AMCAA), dont la responsable est Yogita Babboo, ont eu une réunion mardi avec le ministère de la Santé, qui était représenté par le ministre de tutelle, Kailesh Jagutpal, Catherine Gaud, conseillère auprès du ministère de la Santé, Zouberr Joomaye, porte-parole du gouvernement sur la COVID-19, ainsi qu’une délégation de médecins. À ce stade, des modifications à certains protocoles sanitaires, demandées par l’AMCAA, ont été concédées par le ministère de la Santé.

Les principaux points, soulevés dans la lettre adressée à la Santé par l’AMCAA, ont été abordés sans tabou. Il a d’emblée été convenu, par exemple, qu’un échantillon des équipements de protection individuelle (EPI) de l’équipage devra être envoyé à Mme Gaud pour examen, pour statuer sur son efficacité et revoir le protocole du port de l’EPI en Europe pendant les mois d’hiver.

Par ailleurs, le principe de révision des protocoles des couchettes de repos à bord et d’isolement, en particulier pour des vols internationaux par rapport à ceux de Rodrigues, est acquis. Pour ce qui est du transport, le protocole sera également réétudié pour que celui-ci soit pris en charge par la compagnie. Les tests à la COVID-19 seront effectués à domicile pour les personnes en quarantaine chez elles. Désormais, les tests ne seront pas effectués à l’arrivée pour l’équipage après un vol, car le virus ne peut être détecté qu’après cinq jours. Concernant l’hébergement, une option sera proposée pour les membres du personnel navigant qui n’ont pas les moyens de s’isoler.

D’autres demandes
seront examinées 

L’AMCAA a fait d’autres demandes, qui seront examinées par les autorités, en concertation avec les responsables de la compagnie aérienne nationale. Entre autres, l’Association des stewards et stewardess a proposé un système de rotation pour permettre la conciliation professionnelle et sociale pour éviter des situations de travail de l’équipage sans interruption pendant 17 jours, comprenant le service et l’isolement.

Le personnel navigant a aussi fait une requête pour un protocole « plus humain » et adapté à leur domaine de travail, qui vise à concilier le volet professionnel et social afin de favoriser une meilleure santé mentale et physique d’une personne. Ce qui d’après les membres de l’association permet de mieux adhérer aux contraintes du protocole, dont la question des jours d’isolement, qui ne sont pas actuellement considérés comme faisant partie de leurs responsabilités professionnelles alors que le protocole sanitaire est une obligation qui leur est imposée après un vol.

La réunion, qui a été cordiale et productive, n’en a pas moins poussé le ministre de la Santé à déclarer que certains des problèmes évoqués relèvent plutôt de l’employeur mais que le ministère fera les recommandations nécessaires sans qu’il puisse s’engager davantage. À quoi l’AMCAA a répondu que les protocoles sanitaires en place « sont sous la responsabilité du ministère de la Santé » et qu’il doit « s’assurer que le protocole soit respecté par les employeurs aussi ».