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ReZ – Ashok Subron : « Wi, mo ti pran mo kouvertir deksi pou tape sa zour-la ! »

«Wi mo ti pran mo kouvertir deksi ek enn kalchoul mo ti tape sa zour-la ! » a clamé haut et fort Ashok Subron, vendredi, devant les Casernes centrales. Stefan Gua et lui, deux membres du parti Rezistans ek Alternativ (ReA), étaient convoqués pour une affaire de casseroles qui date de cinq ans. S’ils ont choisi de garder leur droit au silence devant les policiers ce jour-là, ils ont décidé de « libérer la parole » face à la presse pour lancer un signal fort à la population, rassurant « qu’il ne faut pas avoir peur de parler » !

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Le 11 février 2017, quelques membres de Rezistans ek Alternativ décident de protester pacifiquement au Jardin de la Compagnie. Casseroles, kalchoul, couvercles et autres ustensiles de cuisine à la main, ils exprimaient leur désaccord sur la situation sociopolitique de l’époque à l’heure de la passation des pouvoirs entre feu sir Anerood Jugnauth (SAJ) et son fils Pravind Jugnauth. « Nous le disons aujourd’hui, le 11 février, on avait bel et bien tapé des casseroles dans le Jardin de la Compagnie. J’avais moi-même pris un couvercle de récipient qui est maintenant cabossé et un kalchoul. Si les autorités trouvent qu’il y a un problème, que c’est une offense, poursuivez-moi ! » a déclaré Ashok Subron. Il a expliqué que cette action symbolique montrait l’indignation du parti face aux « restrictions et aux tendances autoritaristes que prenaient Pravind Jugnauth à l’époque. »

Ashok Subron a rappelé que le droit de contestation est un droit fondamental. Il a aussi expliqué que quelques jours avant le rassemblement pacifique du 11 février, le maire de la municipalité de Port-Louis avait rejeté la demande du parti pour manifester pacifiquement ainsi que le commissaire de police qui avançait que le délai des sept jours n’était pas respecté. « On ne nous a pas donné d’autorisation, alors que lors de l’intronisation de Pravind Jugnauth, des sympathisants orange paradaient avec leur drapeau et que l’opposition parlementaire manifestait devant le Parlement sans avoir respecté le délai de sept jours. On peut pas accepter ce système de deux poids deux mesures », a-t-il martelé.
ReA se dit prêt à aller en cour pour dire « ki wi, nou ti tap deksi, kasrol le 11 février ! » Ashok Subron a dans la même foulée lancé un appel aux Mauriciens de manifester pacifiquement contre la hausse des prix et de se munir de leur « karay, deksi » pour montrer leur mécontentement et indignation.

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