La grève de la faim entamée par trois employées de Rose-Hill Transport (RHT), dans la cour de l’église de Notre Dame de Lourdes, à Rose-Hill, pourrait connaître un développement aujourd’hui, mardi 9 mars.

« L’esprit pour trouver une solution est là. Il faut que la loi soit respectée », a lancé Ashok Subron, représentant syndical des employées. Une rencontre tripartite est prévue ce matin, à la Victoria House, pour débattre de cette affaire.

A hier, la direction de la compagnie a décidé de mettre sur pied un comité indépendant pour l’ouverture d’une enquête sur les allégations de harcèlements sexuels à la RHT.

Ce mardi, Joyce, Angeliqua et Clara entament leur quatrième jour de grève de la faim devant l’église , face à « l’injustice » qu’elles disent avoir subie au sein de leur ex-compagnie.

Angeliqua Bazerque, 25 ans, soutient avoir été victime de harcèlements sexuels sur son lieu de travail. La victime présumée a dénoncé ce cas en septembre dernier et a été licenciée il y a quelques jours.

« Premie fwa ki li’nn fer sa, mo ti pe per parski mo konn so bann konsekans deryer », raconte cette habitante de Chebel.

Depuis ses dénonciations, son quotidien au travail « étiat devenu un enfer », surtout lorsqu’elle a porté plainte contre son bourreau présumé.

« Lorsque je l’ai rapporté, j’ai eu plusieurs avertissements pendant trois mois et de fausses allégations ont été faites contre ma personne. Par la suite, on m’a licenciée », regrette-t-elle.

Ce lundi, Angeliqua Bazerque se retrouve sur le pavé, sans le paiement de ses six années de service. Elle déplore n’avoir eu aucun soutien des responsables des ressources humaines, ni même de la RHT.

D’où la décision des trois employées de tenir une grève de la faim.

En réponse, la RHT leur a « servi une mise en demeure », indique Clara Theodore, mère de deux enfants. « C’est injuste », scande-t-elle.

Les grévistes réclament justice et lancent un appel au ministère de la Femme, ainsi qu’aux ministères du Travail et du Transport.