Un enregistrement vidéo en circulation sur les réseaux sociaux montre une femme en situation précaire sous une tente avec ses deux enfants près d’une rivière à Roche-Bois. La police est à la recherche de la mère et du père biologique des mineurs depuis le mois dernier. Ils sont accusés du délit de Child Ill-Treatment .
À deux reprises, la mère avait pris la fuite d’un Shelter. C’est le 8 novembre dernier que la Child Development Unit (CDU) avait reçu un appel sur le hotline 113 informant les officiers de la présence de trois personnes sous un pont à Roche-Bois. Des officiers s’y étaient rendus dans la soirée sans rien déceler.
Le lendemain, l’unité policière de la Brigade pour la Protection de la Famille (BPF) était en contact avec la maman (34 ans), son fils (4 ans), et sa fille (2 ans). Les enfants dormaient sous une tente.
Interrogée au sujet de leur père, la trentenaire avait affirmé qu’il s’agit d’un habitant de Batterie-Cassée. Ce dernier refuse, à ses dires, d’assumer la responsabilité des enfants et de subvenir à leurs besoins.
La mère avait ajouté qu’elle est sans toit depuis deux ans. Raison pour laquelle elle avait planté une tente à côté de la rivière avec quelques effets personnels.
La police lui avait fait comprendre que ce lieu est dangereux pour elle et les enfants également. Ainsi, ils avaient été conduits au bureau de la CDU. Les officiers affirment qu’ils lui avaient proposé de loger dans un Shelter. Mais, par de mystérieuses circonstances, la trentenaire avait quitté le bureau sans que personne ne s’en aperçoive. Les enfants avaient été conduits à l’hôpital Jeetoo. Cependant, le 10 novembre, la police avait pu retracer la mère près de la rivière à Roche-Bois.
La BPF avait fait une demande à la Children’s Court pour obtenir un Emergency Protection Order et la CDU avait une nouvelle fois proposé à la mère un Shelter. Cette fois-ci, elle avait accepté, mais devait prendre la fuite après trois jours sans donner signe de vie. Entre-temps, ses enfants avaient obtenu leur décharge de l’hôpital, et ils demeurent sous la responsabilité de la CDU.
La police a mené plusieurs opérations pour tenter de la retrouver et aussi de mettre la main sur le père biologique, en vain. Elle a aussi examiné des données de l’État Civil où les enquêteurs ont constaté que les noms des enfants n’y figurent pas.
Estimant que les deux parents ont failli à leurs responsabilités et en exposant les enfants à de gros risques, la police a officiellement initié une enquête criminelle pour le délit de Child Ill-Treatment ce week-end.

