Santé publique – Conditions de service : La MHOA s’oppose au nouveau système de shifts de 10 heures

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La Medical and Health Officers Association (MHOA) monte au créneau contre la proposition du ministère de la Santé visant à modifier les horaires de travail des Medical and Health Officers et Senior Medical and Health Officers, appelés à être restylés General Practitioners (GPs). À ce jour, les horaires des médecins généralistes sont de 8h à 16h et de 16h à 8h. Le ministère propose que le shift passe de 19h à 8h et de 8h à 19h. Pour le Day/Evening Shift, le ministère de la Santé propose 10 hours of work with one hour lunch. Pour le Night sShift, il propose 10 hours of work with one hour dinner and two hours rest.
Dans une lettre adressée, mardi, au Senior Chief Executive du ministère, Parmanand Mawah, l’association fait part de sa « forte objection » et demande le maintien des horaires actuellement en vigueur.

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Elle conteste fermement la proposition de révision des horaires de travail des médecins généralistes du service public. Elle estime que cette initiative revient à rouvrir un dossier qui, selon elle, avait déjà été discuté et rejeté lors des négociations au niveau de la Commission for Conciliation and Mediation (CCM).

La MHOA indique que le système actuel de shifts avait été convenu par les deux parties afin d’assurer une meilleure organisation des services hospitaliers, notamment en tenant compte de la présence des spécialistes et des Senior Specialists dans les hôpitaux, tout en permettant de préserver un équilibre entre vie professionnelle et vie privée pour les GPs.
Pour l’association, le système actuel n’est ni nouveau ni expérimental. Il serait déjà appliqué avec succès et aurait démontré son efficacité dans le fonctionnement des services de santé. La MHOA met en exergue également que des arrangements similaires sont mis à contribution depuis plusieurs années dans d’autres services essentiels.

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L’association se dit d’autant plus perplexe qu’une réunion officielle, présidée par un haut cadre du ministère de la Santé le 4 septembre, aurait abouti à un accord entre les différentes parties pour maintenir les horaires de travail existants.

Dans ce contexte, la MHOA dit ne pas comprendre les raisons ayant conduit à l’émission, peu après cette réunion, d’une proposition visant à instaurer un système fondamentalement différent.
L’association se montre également préoccupée par les conséquences que cette réforme pourrait avoir sur le moral et la rétention des médecins généralistes. Elle affirme avoir reçu des représentations de plusieurs GPs qui envisageraient de démissionner si le ministère décidait d’appliquer unilatéralement le nouveau système.

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D’après la MHOA, une telle situation serait particulièrement préoccupante alors que le service public de santé fait déjà face à une pénurie de médecins. Elle estime qu’une perte supplémentaire de personnel expérimenté pourrait affecter la prestation des soins et la prise en charge des patients.

Plutôt que de modifier les horaires de travail, l’association estime que la priorité du ministère devrait être de s’attaquer au manque de personnel médical.
Elle propose notamment de recruter régulièrement et de manière proactive des General Practitioners, de procéder à une meilleure planification des effectifs en redéployant des médecins depuis des départements disposant de ressources excédentaires vers les hôpitaux et autres institutions de santé, ainsi que d’accélérer l’introduction du grade de Registrar.

Pour la MHOA, le problème auquel fait face le service de santé ne réside pas dans le système actuel de shifts, mais dans le manque de médecins. Elle estime qu’un changement des horaires ne permettrait pas de créer de nouveaux effectifs et pourrait, au contraire, accentuer le mécontentement des médecins et accélérer le départ de praticiens expérimentés.

Face à cette situation, la MHOA demande au ministère de retirer la proposition d’instaurer un système de shifts de 10 heures, de maintenir les horaires actuellement convenus et de respecter la position arrêtée lors de la réunion du 4 septembre, présidée par le Director General.
L’association appelle ainsi le ministère à privilégier le dialogue et la planification des ressources humaines plutôt qu’une modification du système de travail qu’elle considère comme déjà établi.
Pour les unités d’urgence et de soins aigus ainsi que certaines unités spécialisées, notamment les services médicaux et chirurgicaux, le ministère propose un long shift. Le service de jour ou du soir s’étendrait de 8h à 19h, soit dix heures de travail avec une heure consacrée au déjeuner. Le shift de nuit serait, lui, organisé de 19h à 8h, avec dix heures de travail, une heure pour le dîner et deux heures de repos.

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Un Short Shift est également proposé pour certaines unités spécialisées, les Area Health Centres (AHC), les Community Health Centres (CHC) et les Mediclinics. Les médecins travailleraient de 8h à 16h en semaine, soit sept heures de travail avec une heure de pause-déjeuner. Le samedi, le service serait assuré de 8h à midi, soit quatre heures de travail. Aucun shift ne serait prévu les dimanches et jours fériés.

Les Mediclinics, AHC et CHC – où des horaires prolongés sont actuellement applicables – continueraient à fonctionner jusqu’aux heures prescrites existantes.

Le ministère indique que dans le cadre du nouveau système, tous les Medical and Health Officers et Senior Medical and Health Officers, indépendamment de leur lieu d’affectation, seraient soumis à une charge de travail totale de 40 heures par semaine, soit 160 heures sur une période de quatre semaines. Pour le ministère, cette organisation permettrait d’assurer une répartition équitable de la charge de travail, de réduire la fatigue du personnel et de respecter les normes établies en matière de travail. Le ministère accorde au syndicat jusqu’au 21 septembre pour faire des propositions.

 

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