– Les employés craignent une perte d’emploi

Les syndicalistes de la Mauritius Institute for Training and Development (MITD) ont déposé une lettre au bureau du ministère de l’Éducation pour réclamer une rencontre avec la ministre Leela Devi Dookhun-Luchoomun. Ils souhaitent, entre autres, avoir des éclaircissements et une assurance au sujet de la scission de la MITD, dont le projet de loi sera présenté au Parlement en novembre. Selon eux, les employés « craignent pour leur emploi » après la scission. Dans la foulée, une deuxième lettre sera déposée au ministère du Tourisme pour solliciter une rencontre avec le ministre Steven Obeegadoo. Les syndicalistes menacent d’entamer des actions syndicales « si les ministres ne nous rencontrent pas ».

La plateforme réunissant le Mauritius Trade Union Congress (MTUC), la Congress of Independent Trade Union (CITU), la MITD Non Training Staff Union, l’Union of Staff MITD (USMITD) et la Confédération of Free Trade Union, entre autres, exige une rencontre avec ces deux ministres afin d’obtenir des éclaircissements au sujet de la scission de la MITD. Selon les syndicalistes, cette scission « détériorera les conditions de travail des employés ». Certains craignent le pire, soit une perte d’emploi.

Pour rappel, le projet de loi, qui sera présenté à l’Assemblée nationale à la reprise des travaux, prévoit la division de la MITD, qui sera répartie en trois ministères, à savoir le ministère de l’Éducation, celui du Tourisme et enfin, du Travail.

La plateforme syndicale devait procéder à une démonstration pacifique devant le Parlement le 30 septembre pour protester contre cette décision du gouvernement. Mais, par la suite, ils ont eu une rencontre avec le ministre du Travail, Soodesh Callychurn, et sont revenus sur leur décision. « À cette rencontre, le ministre Soodesh Callychurn nous a fait comprendre que la scission aura bien lieu mais qu’il ne pourra en dire plus à ce stade. Il faudra attendre la présentation du projet de loi à la reprise des travaux parlementaires, prévue la semaine prochaine », affirme Sailendra Makhan, président de l’USMITD.

À l’issue de cette rencontre, tous les membres exécutifs de la fédération se sont rencontrés pour décider de la marche à suivre. D’où la décision d’écrire aux ministres Leela Devi Dookhun-Luchoomun et Steven Obeegadoo. La plateforme syndicale condamne la scission de la MITD ainsi que « l’indifférence » du gouvernement face à la détérioration des conditions de travail au sein de cette organisation. « Nous voulons surtout avoir une assurance au sujet des emplois. Est-ce que des employés perdront leur travail à la suite de cette scission ? Qu’en est-il des employés qui assument l’intérim depuis des années ? Il faut revoir et régulariser toutes les conditions de travail. Nous attendrons deux semaines pour avoir une réponse de ces deux ministres. Au cas contraire, nous animerons une conférence de presse pour annoncer des actions syndicales. Une éventuelle grande manifestation n’est pas à écarter », affirme le syndicat.