Shatta Festival : Nouvelle vocation nocturne pour le Champ-de-Mars

– L’organisateur Cassam Dhunny, Lame Drwat de Jean-Michel Lee Shim, « introuvable » la nuit de la tenue du festival de musique, organisé par Katar Ltd

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– Des habitants se plaignent du bruit infernal jusqu’à 3 heures du matin et alertent les élus de la circonscription No 2

Le Champ-de Mars n’est plus un lieu réservé uniquement qu’aux courses hippiques, mais est aussi transformé en un espace pour concerts. Un événement en ce sens, appelé Shatta Festival, organisé par Katar Ltd, a eu lieu du samedi soir aux petites heures du matin. Sauf que des résidents de Tranquebar et une partie de Vallée-Pitôt se sont plaints d’une nuit blanche à cause d’une musique à tue-tête.

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Le commissaire de police, Anil Kumar Dip,  avait bien donné son feu vert pour l’organisation du festival. Mais, la police de Pope Hennessy estime que certaines conditions n’ont pas été respectées. Ainsi, une enquête a été ouverte pour « Failing to comply with condition of a written authorisation of the CP ».

La plainte a été logée à 00h30 dimanche par un sergent du poste de police de Pope Hennessy. Suite à plusieurs requêtes téléphoniques des résidents, il s’est rendu au Champ-de-Mars en compagnie d’un policier de la police de l’Environnement. Une fois sur place, le sergent a voulu rencontrer l’organisateur.

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Il a appris qu’il s’agit de Cassam Dhunny, proche de Jean-Michel Lee Shim, ancien CEO de la compagnie Peerless Ltd qui a introduit le jeu PMU à Maurice. Ayant pu obtenir son numéro, la police a tenté de le contacter sur son téléphone portable, mais sans succès. D’où la démarche du sergent de loger une plainte afin de le verbaliser plus tard.   

Sauf qu’entre-temps, la fête battait son plein et la musique était infernale. Les appels pleuvaient au poste de police de Pope Hennessy demandant de prendre les actions requises. Vers 3 heures dimanche matin, la Woman ASP Michele Quenette a sollicité du renfort auprès de l’Emergency Response Service (ERS), la Divisional Supporting Unit (DSU) et la police de Line Barracks.

Tout un contingent de policiers a donc débarqué au Champ de Mars. Le haut gradé a essayé de joindre Cassam Dhunny, mais les agents de sécurité d’une compagnie privée ont expliqué qu’ils ignorent où se trouvait l’organisateur. La police a expliqué aux gros bras leur présence sur le lieu en montrant l’autorisation du CP qui a autorisé Cassam Dhunny à tenir ce festival de 19 heures jusqu’à 22 heures samedi. Or, l’organisateur a fait fi de cette condition imposée par le CP Anil Kumar Dip.

L’ASP Quenette a ordonné que cette musique infernale cesse immédiatement et les agents de sécurité n’ont pas contesté cet ordre. C’est à 3h30 du matin que finalement le festival a pris fin. Les personnes présentes se sont dispersées dans le calme une trentaine de minutes plus tard. Une enquête est en cours sur cet incident alors que l’organisateur devra faire face à des sanctions légales à moins que…

Des habitants sont très remontés contre les autorités car ils ont passé une nuit blanche. Girish, un résident de Tranquebar, a expliqué que « la fête se déroulait dans une zone au Champ-de-Mars appelé La Plaine. Lamisik-la ti pe zwe ekstra for, kouma dir diskotek dan nou lakaz. Inn ariv 1-er gramatin, nou pa pe kapav dormi. Nou telefonn la polis, me pa nanye mem. Li bien deranzan sa la misik-la. Eski gagn drwa fer diskotek en plin-er dan sa zonn-la? ».

Son cousin a, lui, expliqué qu’il a aussi appelé la police et alerté les élus de la circonscription No 2 (Port-Louis Sud/Port-Louis Central). « La misik-la ti pe tande ziska dan Ward 4. Zanfan pa kapav dormi. Zot pli for ki lotorite sa bann-la. » Les deux s’interrogent par ailleurs : « Eski Champ de Mars inn vinn enn night club ? ».

Affaire à suivre…

 

La police met fin à une fête illégale à Roche-Bois

La police de Roche-Bois a mis un terme à une fête illégale, rue Lafortune, samedi soir. C’est vers 00h30 qu’une équipe de police a débarqué sur les lieux où étaient présentes quelque 200 personnes. Des systèmes de sonorisation étaient en place, mais aucune musique  en présence des policiers.

Un peu plus tôt, ils ont reçu plusieurs appels des habitants qui ont protesté contre une tonitruante musique depuis 20 heures.  La police a demandé à la foule de se disperser, mais elle a refusé. Des policiers sont restés sur place jusqu’à 5 heures du matin. Un peu plus tôt, la police avait informé deux habitants de ne pas tenir de concert à Roche-Bois car ils n’ont pas reçu l’autorisation du commissaire de police à cet effet. Entre-temps, une enquête pour « Illegal gathering » a été ouverte.

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