Ils ne peuvent rester insensibles à la misère grandissante des gens au bas de l’échelle depuis que la Covid-19 a frappé le pays. C’est pour cela qu’un groupe d’étudiants de l’Université de Maurice (UoM) a pris l’initiative de collecter des dons et de les partager à ceux qui sont dans le besoin.

Mervyn Courtaud, secrétaire de l’Union des étudiants de l’UoM, explique que « cette initiative revient à notre chargée de cours et des étudiants de l’université lorsqu’une dame, œuvrant dans le social, nous a contactés après que les maisons des squatteurs ont été démolies ». Il ajoute : « En apprenant leurs conditions de vie, nous nous sommes dit qu’il fallait qu’on leur vienne en aide. » Selon lui, plusieurs de ces squatteurs ont dû trouver refuge chez des familles sans nourriture et sans vêtement. « C’est pour cette raison que nous organisons une collecte pour que les étudiants viennent déposer de la nourriture, des ustensiles de cuisine, des produits électroménagers et des vêtements, entre autres, pour qu’on puisse aider ces gens qui ont tout perdu », ajoute ce jeune homme.

De plus, Mervyn Courtaud fait ressortir que l’argent n’est pas collecté en ce moment, mais que, si une personne se voit dans l’incapacité d’offrir des vivres ou des vêtements, il peut en donner. « L’argent est très sensible et nous voulons que la transparence soit assurée lorsque nous recevons ces sous », dit-il. Il ajoute que ces dons ne vont pas uniquement pour les squatteurs, mais pour tous ceux qui sont pauvres.

Mervyn Courtaud, qui est allé à Bambous-Virieux pour un don, a été choqué en voyant que certaines familles vivent toujours dans une pauvreté extrême. « Je me demande quelle est la situation des squatteurs », dit-il. Il poursuit : « Ce projet de collecte ne s’arrêtera pas, étant donné que plusieurs personnes pourront perdre leur emploi bientôt à cause de la Covid-19. Ces dons iront aussi aux familles qui hésitent à parler de leurs problèmes. »
Dans un premier temps, ces dons collectés iront vers les squatteurs, et ce dans différentes régions. Mervyn Courtaud avance que les écoliers pauvres n’ont pas été oubliés. Il demande à ceux qui souhaitent aider ces enfants, en leur offrant des fournitures scolaires, de le contacter. Par ailleurs, un réseau sera créé par les étudiants de l’UoM pour voir quelles sont les régions et les familles les plus affectées. Ceux qui veulent apporter leur soutien aux familles démunies peuvent aussi le contacter. Mervyn Courtaud dit préférer que les gens apportent plutôt de la nourriture ou des vêtements, car « ce geste est plus louable que l’argent ».