Un an après, 20 des familles qui vivent sous des tentes ont pu avoir un toit par l’initiative de la plateforme citoyenne Drwa A Enn Lakaz (DAL).
Pour rappel, leurs maisons en tôle, construites sur des lopins de terre de l’État avaient été démolies. Du jour au lendemain, durant le premier confinement, ces familles se sont retrouvées face à un avenir incertain à Pointe-aux-Sables, Riambel ou encore de Cité-Malherbes.
Grâce à l’élan de solidarité, Rs 559 500  ont été payées à la NHDC pour les dépôts de ces 20 familles. Dont Rs 286 219 reçues du Concert Citoyen. Cette initiative touche un total de 52 personnes, dont 30 enfants.
Ces familles sont désormais éligibles pour des maisons de la National Housing Development Company (NHDC). Ainsi, quatre des familles répondent aux critères de la NHDC à Baie Du Tombeau, cinq à Mon Goût, conq à Cottage, trois à Souillac, deux à Quatre-Cocos et une à Montagne-Blanche.
Delphine Ahnee, porte-parole de Drwa A Enn Lakaz, dresse un bilan de la situation, et soutient qu’il y a encore plusieurs dossiers difficiles. “Avec le reste des contributions reçues des Mauriciens solidaires localement et la diaspora, DAL continue à suivre 21 autres familles, dont certains cas de hardship. Ceci selon le critère que ces personnes se sont enregistrées à la NHDC ou la NEF, avant l’année 2020. Sur un total de 41 familles, les dossiers de 34 familles ont été dûment répertoriés auprès des autorités. Dix suivent leur cours et sept sont toujours des dossiers à problèmes ».

Les membres de Drwa A Enn Lakaz plaident pour plus de contribution du gouvernement face à cet enjeu. « Les ONG comme Caritas et le Pont du Tamarinier ne peuvent pas être les seules à assumer cela. L’État doit s’y mettre. Des 12 000 maisons annoncées seules 1 800 ont été identifiées pour les very low income », déplore la porte-parole.

A savoir que les montants des dépôts varient selon les critères de la NHDC mais sont en moyenne de Rs 29 000. Les fonds du concert ont donc pu permettre à dix familles d’avoir un foyer.