SSR airport : des violations à la sécurité et aux procédures aéroportuaires dénoncées

Une lettre adressée au CEO d’Air Mauritius Ltd, Charles Cartier, a révélé une série de violations préoccupantes de la sécurité et des procédures au sein de la compagnie aérienne et met en cause Kiran Balgobin, l’épouse d’Anba Manikham, ancien Senior Manager Cabin Operations, mais qui avait été récemment promu en tant que Senior Manager du département Ground Services World Wide avec une première mission à Londres Gatwick, d’où il a appris sa suspension de toutes ses fonctions. Les allégations, détaillées dans la lettre datée du 26 avril 2024, mettent en lumière ces manquements graves qui compromettent la sûreté des opérations aéroportuaires à Plaisance.

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La lettre souligne en premier lieu le non-respect des directives de sécurité de l’aviation (ASD) par un employé d’Air Mauritius Ltd. Ces directives, émises par le Département de l’Aviation Civile (DCA), exigent la collecte des cartes d’identification de sécurité de l’aviation (ASIC) et des permis d’accès aux véhicules pour tout personnel qui ne nécessite plus l’accès aux zones restreintes.

Cependant, dans le cas d’Anba Manikham, ses ASIC et permis d’accès aux véhicules n’auraient pas été récupérés après sa suspension, ce qui constitue, selon les auteurs de la lettre, une violation flagrante des ASD.

De plus, la lettre révèle que l’épouse d’Anba Manikham, Kiran Balgobin, utilise le véhicule de ce dernier et ses cartes d’accès pour circuler dans les zones restreintes de l’aéroport, bien qu’elle ne soit pas qualifiée à le faire. Cette situation soulève des inquiétudes quant au respect des procédures de sécurité de l’aéroport et à la gestion des accès aux zones interdites.

En outre, la responsabilité du département des ressources humaines, sous la responsabilité de Jean Bernard Sadien, un proche d’un ancien vice-Premier ministre, est remise en question. Les dénonciateurs estiment qu’il était de son devoir de veiller et de s’assurer de la récupération des permis et des biens de la compagnie détenus par Anba Manikham après sa suspension. Le non-respect de ces procédures expose la compagnie à des risques de sécurité et à des conséquences potentiellement graves sur le plan international, soulignent les whistleblowers.

La responsabilité du HR de MK engagée
La lettre anonyme accuse également Jean Bernard Sadien, responsable des ressources humaines, de négligence et d’intimidation, affirmant qu’il aurait omis de collecter les biens de la compagnie en possession d’Anba Manikham. Il est également pointé du doigt pour avoir tenté de dissuader les employés de coopérer avec les auditeurs internes en leur fournissant des informations au sujet d’éventuelles maldonnes au sein de la compagnie aérienne mauricienne.

Enfin, la lettre soulève des préoccupations concernant des interférences politiques qui auraient empêché la suspension de Jean Bernard Sadien malgré des décisions prises en ce sens par la direction. Ces allégations soulignent la nécessité d’une action immédiate pour préserver l’intégrité des opérations de la compagnie aérienne, clament les employés dans la fameuse lettre, tout en dénonçant notamment un politicien, ex-ministre important du gouvernement actuel, qui protégerait ce responsable des ressources humaines de toute sanction éventuelle.

Selon eux, en réponse à ces révélations, Air Mauritius Ltd devrait lancer une enquête approfondie pour identifier les responsables des violations alléguées et prendre des mesures correctives immédiates pour garantir la conformité aux normes de sécurité et de procédure. La transparence et la responsabilité sont essentielles pour restaurer la confiance des parties prenantes et assurer la sécurité des opérations aériennes à l’aéroport Sir Seewoosagur Ramgoolam.Notons que Kiran Balgobin qui avait postulé pour une autre fonction à l’aéroport a repris sa formation continue en tant qu’hôtesse de l’air. Affaire à suivre!

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