Les marchands de légumes et de fruits du marché de Surinam déplorent les conditions dans lesquelles ils doivent opérer depuis une semaine. Ashok Jugroo qui occupe un étal dans ce marché depuis dix ans, dénonce que les toilettes n’ont pas été nettoyées depuis une semaine. « Bann twalet pa pe netwaye depi enn semenn. Loder pe fatig ban marsan. Li pa izienik ditou, klian pa tro vini. »

La situation n’est, en effet, guère reluisante pour ces marchands de Surinam : « Nous souffrons déjà de la concurrence illégale des marchands illégaux qui viennent s’installer en face de nous tous les jours en bordure de route chaque matin de 7h à 9h et de 16h à 18h chaque après-midi, sous la véranda des boutiques, sur la route principale du village. Kouma dir nou pa ena ase problem. Sa fwa la, loder twalet ki pa netwaye ki poz problem. »

Pourquoi cette justice à deux vitesses ? Les marchands illégaux qui ne déboursent pas un sou ne sont pas du tout inquiétés par les inspecteurs, dira Ashok Jugroo qui est dégoûté par l’inaction des autorités face à cette situation. « Nous investissons chaque jour pour acheter des fruits et des légumes pour faire vivre nos familles. Nous sommes contraints de jeter des légumes que nous ne vendons pas à cause de cette concurrence déloyale, Jusqu’à quand devrons-nous subir cette injustice ? »