Face aux « pressions et la charge de travail importante » qui retombent sur leurs épaules depuis le début de la pandémie, les soignants demandent à être considérés par les autorités. « Laissez les directeurs d’hôtels s’occuper de la quarantaine! », demande le Syndicat des soignants.

Pour cause, les hôpitaux feraient face à « un manque d’effectifs », avancent la Federation of Health Services Union (FHSU) et la Senior & Other Nursing Staff Association, qui étaient en conférence de presse ce mardi 13 octobre.

« Un grand nombre d’infirmiers sont déployés dans les différents centres de quarantaine aménagés à travers l’île par le ministère de la Santé, rappellent les syndicalistes. Et les hôpitaux se retrouvent avec « uniquement deux infirmiers » par salle, disent-ils.

« Ils réduisent nos staffs à l’hôpital, alors qu’avant la Covid-19 nous exercions déjà en équipe réduite », a déploré Jeewuth Bholanath, président de la FHSU.

 

« Il est impératif de recruter davantage de personnel. C’est un cri du coeur. Nos équipes sont fatiguées. Nombre d’entre nos infirmiers entament trois shifts d’affilées. Ils se retrouvent sous pression professionnelle, sociale et familiale », soutient Jeewuth Bholanath.

Les syndicalistes réclament la mise sur pied d’un comité spécial écouter les travailleurs et plaident, dans le sillage, pour une meilleure coordination au sein des hôpitaux.

Les syndicalistes font de même ressortir que les soignants attendraient toujours les Rs 15 000 de compensation promise par le gouvernement aux frontliners. « Ils ont travaillé jour et nuit et ont risqué leur vie », rappellent le syndicat, qui lance un appel au ministère de la Santé pour rétablir cet « oubli ».