Technologie de l’infomation – NEXTCOMP 2026 — L’IA et l’innovation numérique mises en exergue

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La cinquième édition de l’International Conference on Next Generation Computing Applications (NEXTCOMP 2026) s’est déroulée jeudi, à l’Ocean’s Creek Beach Hotel, à Balaclava. Organisée par la Faculté des technologies de l’information, de la communication et du numérique (FoICDT) de l’Université de Maurice (UoM), avec le soutien technique de l’IEEE, cette conférence de deux jours réunit chercheurs, universitaires, industriels, décideurs et étudiants autour des avancées les plus récentes en matière de technologies de l’informatique de nouvelle génération.

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Au fil des éditions, NEXTCOMP s’est imposée comme une conférence internationale de référence dans le domaine des technologies numériques. Elle rassemble des chercheurs, universitaires, industriels, décideurs, professionnels et étudiants de Maurice et de l’étranger autour d’un objectif commun : favoriser le partage des connaissances et mettre en lumière les avancées les plus récentes en matière d’informatique de nouvelle génération et de technologies numériques.

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Au programme de cette cinquième édition figuraient des conférences plénières animées par des experts de renommée internationale, des présentations de travaux de recherche ainsi que des tables rondes consacrées aux technologies de pointe. Parmi les conférenciers invités figurent le Dr Ram Herkanaidu, chercheur en sécurité à l’Université de Nottingham, au Royaume-Uni, ainsi que la Professeure Tanzila Saba, responsable académique à l’Université Prince Sultan, en Arabie saoudite. Les discussions ont notamment porté sur l’intelligence artificielle, le cloud computing, la cybersécurité, la science des données et l’Internet des objets (IoT).

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre des Technologies de l’information, de la Communication et de l’Innovation,  Avinash Ramtohul. Étaient également présents le vice-chancelier de l’Université de Maurice, le PR Kavi Kumar Khedo, ainsi que la doyenne de la Faculté des technologies de l’information, de la communication et du numérique (FoICDT), l’Associate Professor Maleika Heenaye-Mamode Khan.

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Avinash Ramtohul a insisté sur l’importance d’une intelligence artificielle responsable, de la cybersécurité et de la confiance numérique dans la transformation technologique du pays. Il a notamment évoqué le concept de C2PA (Content Credentials and Provenance Architecture), une norme internationale soutenue par plusieurs grands acteurs technologiques, visant à accroître la traçabilité des contenus numériques générés ou modifiés par l’intelligence artificielle. Selon lui, face à la multiplication des contenus produits par l’IA générative, il devient essentiel d’offrir aux citoyens davantage de garanties sur l’origine et l’authenticité des informations diffusées en ligne.

Le ministre a également présenté plusieurs initiatives gouvernementales destinées à soutenir l’écosystème de l’intelligence artificielle à Maurice. Il a cité la mise en place de l’AI Unit et de l’AI Marketplace, une plateforme appelée à rapprocher les développeurs de solutions d’intelligence artificielle, les chercheurs et les utilisateurs potentiels. Il a invité l’Université de Maurice à collaborer davantage à cette initiative en mettant en valeur les travaux de recherche réalisés par les étudiants et les chercheurs.

Abordant la question de l’innovation, Avinash Ramtohul a fait état de la mise en place prochaine d’un FabLab à Ébène Cybercity, qui permettra aux chercheurs, étudiants et entrepreneurs d’accéder à des équipements numériques avancés ainsi qu’à des ressources technologiques, notamment des services cloud. Il a souligné l’ambition du gouvernement de renforcer l’écosystème des startups et de favoriser l’émergence de nouveaux acteurs dans le secteur numérique.

Par ailleurs, le ministre a indiqué que le gouvernement travaille à la révision de la Cybersecurity and Cybercrime Act et des règlements qui y sont associés afin de consolider le dispositif national de cybersécurité et de mieux répondre aux exigences liées à la protection des données. Évoquant enfin la transformation numérique des services publics, il a cité l’application KOREC, qui centralise un large éventail de services gouvernementaux accessibles aux citoyens.

Pour sa part, le Pr Kavi Kumar Khedo a mis en avant que la mission d’une université ne se limite pas à l’enseignement, mais consiste aussi à générer des connaissances et à produire une recherche à fort impact. Saluant le parcours de NEXTCOMP, qui célèbre une décennie d’existence, il a insisté sur la nécessité de privilégier la qualité des publications scientifiques et de mener des recherches capables de répondre aux défis nationaux, notamment en matière de cybersécurité, de protection des données et de gestion des ressources. Il a également plaidé pour une approche interdisciplinaire, appuyée par des partenariats avec des universités et institutions de renommée internationale afin d’accentuer l’excellence de la recherche.

Évoquant les ambitions de l’Université de Maurice, il a affirmé vouloir faire de l’établissement un pôle régional d’excellence en Afrique et dans l’océan Indien. Dans cette perspective, il a annoncé que l’université pourrait coorganiser QS Africa 2027 et a réitéré son objectif d’intégrer le QS World University Rankings dans un délai de deux ans.

L’Associate Professor Maleika Heenaye-Mamode Khan a indiqué que cette cinquième édition s’inscrit dans la continuité d’une conférence qui, depuis son lancement en 2017, s’est imposée comme un rendez-vous scientifique de référence. Elle a fait ressortir que NEXTCOMP constitue une plateforme d’échanges réunissant chercheurs, universitaires, professionnels, étudiants et décideurs, favorisant le partage des connaissances et le développement de collaborations.

La doyenne est également revenue sur le rôle de la faculté, créée en 2017, dans la formation des compétences indispensables à l’économie numérique, en privilégiant ses programmes en intelligence artificielle, science des données, cybersécurité et génie logiciel, ainsi que ses partenariats académiques internationaux. Elle a par ailleurs indiqué que les communications retenues, provenant de plusieurs pays, seront publiées dans la bibliothèque numérique IEEE Xplore après un processus rigoureux d’évaluation.

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