Le Deputy Prime Minister, Steven Obeegadoo, a annoncé que le gouvernement remettra Rs 20,6 millions à 276 familles pour couler la dalle d’ici la semaine prochaine.

La réponse du Deputy Prime Minister (DPM) et ministre des Terres et du Logement, Steven Obeegadoo, au sujet des travaux de la Land Research and Monitoring Unit (LRMU), à l’Assemblée nationale, suscite l’indignation des victimes. Ces dernières demandent ainsi de publier les noms concernant les 309 cas cités ainsi que les détails des Rs 5,5 millions dépensées jusqu’ici. Ces victimes soulignent que cette unité est loin d’apporter le soutien nécessaire et on leur demande même de produire leurs propres dossiers d’arpentage.

Deux semaines après la réponse du DPM et ministre des Terres et du Logement, les victimes d’expropriation des terres font part de leur mécontentement. Celles-ci disent devoir se confronter à un parcours du combattant dans leur quête de justice et que les dossiers tardent à avancer. Or, à l’Assemblée nationale, Steven Obeegadoo, avec la verbe qu’on lui connaît, a indiqué que 309 cas ont déjà fait l’objet d’enquête et que Rs 5,5 millions ont été déboursées à cet effet.

Une victime ne cache ainsi pas son étonnement : « Cela fait des années que j’attends et là, j’apprends qu’il y a eu 309 dossiers traités. Cela m’intrigue. Dans un souci de transparence, j’aurais souhaité que le ministre Obeegadoo vienne nous donner la liste de tous ces cas. Je connais beaucoup de personnes comme moi qui sont toujours en train d’attendre et on aimerait bien savoir qui sont ceux qui ont été entendus. Il était question de donner priorité à ceux qui ont été entendus par la Truth and Justice Commission. Cela a-t-il été le cas ? »

Ces victimes se demandent également comment les Rs 5,5 millions mentionnées par le DPM et ministre des Terres ont été dépensées. « S’agit-il d’argent déboursé pour faire avancer les dossiers ou uniquement de dépenses liées aux salaires ? J’estime que nous avons le droit de savoir. » Elles confient qu’elles ont été surprises d’apprendre de la Land Research Monitoring Unit qu’elles devaient elles-mêmes produire les documents relatifs à leurs réclamations, notamment les certificats d’arpentage, alors que cette unité devait justement aider les victimes à monter leurs dossiers et enquêter. « Pourquoi la Land Research Monitoring Unit n’a pas encore recruté un Genealogist Researcher jusqu’à présent ? D’autant qu’il y a un certain nombre de victimes qui sont en souffrance parce qu’elles ne peuvent soumettre leur dossier à cette instance car elles ne peuvent pas faire leur arbre généalogique ?»

Les concernées lancent ainsi un appel à Steven Obeegadoo pour faire accélérer les procédures à la LRMU. De plus, la réponse parlementaire fait référence à 20 enquêtes déjà bouclées. « Pourquoi les plaintes n’ont-elles pas encore été déposées en cour ? Depuis juillet 2020, combien de cas ont été finalisés par les arpenteurs et les avoués de la Land Research and Monitoring Unit et soumis à la Land Division of The Supreme Court ?», se demandent les victimes.

Rappelons que la Land Research and Monitoring Unit est une recommandation de la Commission Justice et Vérité. Le but est d’aider les victimes d’expropriation de terres dans leurs démarches légales. Le gouvernement y a injecté Rs 50 M pour ces travaux. Signalons également que 46 cas ont déjà été référés en cour avant la mise sur pied du LRMU.