La crainte s’est installée chez les employés de l’unité Aquarelle à Surinam, depuis qu’ils ont reçu une lettre, la semaine dernière, les invitant à être transférés chez Laguna Clothing à Quatre-Bornes. Ceux qui refusent, recevront leurs indemnités, indique la direction dans ce courrier. Toutefois, aucune précision n’a été fournie sur une éventuelle fermeture de l’unité de Surinam. Les travailleurs se disent préoccupés quant à leur avenir, même s’il leur a été indiqué qu’ils conserveront leur emploi.

L’usine Aquarelle, faisant partie de Ciel Textile, a informé ses employés de l’unité de Surinam, qu’en raison de la situation financière difficile, liée à la COVID-19, elle se voit contrainte de modifier ses opérations. Dans la lettre qui leur a été adressée, la direction mentionne toutefois que « the company is pleased to inform you that it is in a position to maintain your employment and proposes to transfer you to Laguna Clothing Ltd ». Il est aussi souligné que les années de service et les conditions de travail seront préservées. Ceux refusant ce transfert, poursuit la direction dans cette lettre, pourront recevoir une indemnité de 15 jours par année de service et ils seront aussi mis sur le Workfare Programme. Toutefois, cette situation est quelque peu confuse pour les travailleurs. Ils ne comprennent pas les raisons réelles derrière ce transfert, car on ne dit pas si l’unité de Surinam va fermer. De plus, ils font ressortir que cela se révèle compliqué pour eux de sortir de Surinam pour aller travailler à Quatre-Bornes. Les travailleurs ayant sollicité le syndicaliste Atma Shanto pour les représenter souhaitent que le ministère du Travail intervienne dans cette affaire. Ce dernier a donc écrit au ministre à ce sujet aujourd’hui.

Atma Shanto estime que cette décision d’Aquarelle Group est « unilatérale » et que des discussions auraient dû être engagées avec les employés, au préalable. « Il y a beaucoup de zones d’ombre à éclaircir. Par exemple, on propose aux travailleurs le flexitime, sans donner plus de détails. Et ceux qui refusent voient leur contrat de travail terminé. Nous demandons au ministre d’enquêter. »

Environ 800 employés sont concernés par ce transfert.  Selon Atma Shanto, une centaine aurait déjà accepté les indemnités.