À deux semaines de la réouverture complète des frontières, les différents acteurs du tourisme mettent les bouchées doubles en vue de reprendre leurs activités dans les meilleures conditions. C’est dans ce contexte que des formations pour les chauffeurs de taxi sont organisées depuis une semaine. Le but est de les aider à appliquer le protocole sanitaire et à amener les clients à collaborer.

Deux semaines de formation dans différentes régions. C’est ce qu’ont prévu les autorités pour aider les chauffeurs de taxi d’hôtel à reprendre leur travail dans les meilleures conditions. Les ministères du Tourisme, de la Santé, du Transport travaillent en collaboration pour cela. Le National Productivity and Competitiveness Council, l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice et la Federation of Hotel Taxis Associations (FHTA) en sont également des partenaires. Pour Yashpal Murrakhun, président de la FHTA, cette formation donne l’opportunité aux chauffeurs de taxi de savoir comment ils doivent gérer la situation par rapport au Covid-19, en accueillant des clients étrangers. « Lors de ces formations, on a abordé les thèmes de la distanciation physique, la désinfection du véhicule après chaque client et surtout, comment gérer la situation face à des clients difficiles par rapport à la situation sanitaire. Il faut aussi savoir qu’il faut impérativement être vacciné pour avoir accès aux hôtels. Au niveau de la FHTA, nous n’avons pas de souci, puisque nos membres sont déjà vaccinés. »

Toutefois, ce dernier avoue qu’il n’y a aucune visibilité sur la reprise réelle du travail, même si ses membres et lui seront à leurs postes à partir du 1er octobre. « On ne sait encore combien de réservations les hôtels ont reçu et si les touristes vont revenir tout de suite. C’est pour cela que nous avons adressé une lettre au ministre du Transport, lui demandant que l’allocation de Self-Employed Assistance Scheme soit maintenue pour encore six mois. Cela nous donnerait le temps d’avoir une meilleure visibilité.»

Yashpal Murrakhun s’attend à ce que la reprise soit très ralentie. D’ailleurs, certains hôtels accueillent déjà les clients et ceux qui sont vaccinés ne passent que sept jours en quarantaine. À ce sujet, le président de la FHTA rappelle : « Les hôtels, à leur discrétion, font appel aux taxis lorsque les clients quittent l’hôtel, mais on ne peut parler de reprise vraiment. C’est après le 1er octobre qu’on saura vraiment comment cela va se passer. »
Par ailleurs, Yashpal Murrakhun lance un appel pour que les chauffeurs de taxi âgés de 60 ans et qui sont toujours en activité puissent bénéficier des facilités offertes par le gouvernement. Il cite, en exemple, la “grant” de Rs 100 000 aux chauffeurs de taxi, annoncée par le ministre des Finances, Renganaden Padayachy. « Étant donné que ces chauffeurs continuent à travailler, même après 60 ans, ce serait approprié qu’ils soient aussi considérés. D’autant qu’ils contribuent maintenant à la CSG. Il faut prendre en considération le fait qu’ils ont aussi été affectés par la pandémie. »

Les chauffeurs de taxi se disent ainsi prêts à reprendre leur travail et souhaitent que le secteur du tourisme soit relancé. Yashpal Murrakhun appelle à la collaboration de tout un chacun afin que la réouverture des frontières se passe dans les meilleures conditions.