- Publicité -

Trafic et consommation de drogues : « Des parents désœuvrés et agressés »

« Comores pe kalifie pou koup d’Afrik football, Moris pe gagn meday lor mondial lor ladrog. » Avec le franc-parler qui le caractérise, le travailleur social Ally Lazer a, lors d’un point de presse la semaine dernière, brossé un très sombre tableau concernant la production, l’usage et la consommation de substances illégales qui restent, dit-il, « en constante hausse ces dernières années malgré la salve de mesures destinées à éradiquer le fléau. »

- Publicité -

Selon lui, « le plus grand obstacle dans cette lutte demeure la corruption qui se traduit par la protection occulte des barons de la drogue. »

Fraîchement retraité de la fonction publique, Ally Lazer entend poursuivre de plus belle son combat contre la prolifération de la drogue dans le pays. « Beaucoup de parents se sentent désœuvrés face aux drogues et autres conduites à risques de leurs enfants. Sourds aux remontrances parentales, les ados n’en font qu’à leur tête et il n’y a qu’à voir le nombre de mamans qui ont été agressées physiquement ces deux dernières années pour avoir refusé de leur donner de l’argent pour s’en rendre compte. » 

Le travailleur social affirme que c’est la drogue synthétique qui a exacerbé toute cette violence. « On retrouve des lieux de production de cette drogue dans les quatre coins de l’île dans de simples cuisines transformées en de véritables laboratoires. C’est de là que vient la dangerosité », dit-il.

Ally Lazer se remémore du passé pour étayer la thèse selon laquelle le fléau de la drogue a atteint le point de non-retour. « Dans les années 1980, le trafic de drogues représentait pas plus de Rs 3 000 dans les mains des criminels. Aujourd’hui, il dépasse le milliard de roupie. » Il insinue qu’il y a une relation incestueuse entre le pouvoir et les présumés trafiquants.

« N’est-ce pas révoltant qu’un zanfan lakaz du Sun Trust qui a été vu sur des photos en compagnie du Premier ministre, soit libéré deux ans après son arrestation pour faute de preuves ? Où en est-on dans l’enquête sur la drogue retrouvée sur la tractopelle qui a débarqué en même temps que les rames du métro ? Kot zafer Kistna ete ? Et tout le monde trouve ça normal. »

Le travailleur social réitère son appel fait au Premier ministre pour qu’il renforce son arsenal contre le trafic par voie maritime.

« Y avait-il de la drogue à bord du bateau qui a été intercepté au large d’Agalega par le navire-patrouilleur de la National Coast Guard (NCG), le CGS Barracuda ? C’est troublant de constater que ce navire n’arborait aucun drapeau ou pavillon distinctif ni de numéro d’immatriculation, mais disposait cependant d’un système de navigation moderne, d’un GPS et d’un téléphone satellite. Ki pe deroule sa ? Apre lepisod Wakashio, komie tan pou ena sa kalite laxisme-la ankor ? »

- Publicité -
EN CONTINU

l'édition du jour