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La violence sexiste, répandue dans toutes les régions, est présente à Maurice. Dans sa lutte contre ce type de violence, Maurice obtient le soutien des États-Unis grâce à un atelier de travail qui durera une semaine. L’événement est financé par le gouvernement américain, la United States Africa Command et l’armée américaine. L’identification et la prise en charge des victimes de la traite des êtres humains sont aussi à l’agenda du programme.

« Les gros titres de l’actualité sur les femmes exploitées pour le travail forcé et la traite des êtres humains nous obligent à agir », explique Thom Kohl, US Embassy Deputy Chief of Mission. Il ajoute que la tenue de cet atelier de travail a pour objectif de combattre le trafic humain dans la partie ouest de l’océan Indien. Il a fait ressortir que Maurice et les États-Unis sont déterminés à mettre fin à cet esclavage moderne. Pour montrer de quelle manière les États-Unis soutiennent l’océan Indien contre le trafic humain, il a dit qu’une somme de Rs 21 millions a été offerte à l’International Organization for Migration pour soutenir un projet de deux ans dont le titre est “Improving TIP Referral Outcomes in Comoros and Mauritius”.

« Ce projet se concentre sur les principaux problèmes de traite identifiés précédemment par l’OIM et les parties prenantes locales à Maurice. L’atelier qui se tient ici cette semaine est une extension logique de la subvention offerte à l’OIM et témoigne de l’engagement continu des États-Unis et de l’île Maurice de prévenir et combattre la traite des êtres humains dans la région », a-t-il dit.

Thom Kohl soutient que les victimes du trafic humain ont besoin « de nos efforts » pour qu’ils soient libérés de l’esclavage moderne. « Étant donné que la traite des êtres humains se nourrit de la dynamique du pouvoir inégal, l’identification et la prise en charge des victimes sont particulièrement difficiles. La force, la fraude et la répression sont les moyens habituels pour attirer et piéger les victimes dans ce cercle vicieux. Les victimes de la traite des êtres humains deviennent donc des participants involontaires. La honte et le traumatisme vécus par les victimes peuvent être si importants que la plupart n’osent pas s’identifier ou demander de l’aide », a souligné le responsable américain. Les victimes de la violence sexiste sont essentiellement les femmes et les filles.

Cet atelier de travail a réuni des représentants du bureau du Premier ministre, d’autres ministères, de la police et du garde-côte, de l’ambassade des États-Unis, des services militaires des États-Unis, des organisations non gouvernementales et des représentants de la société civile. La ministre de l’Égalité des genres, Kalpana Koonjoo-Shah, a abordé des mesures mises en place par le gouvernement pour combattre la violence sexiste.