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Le petit Aden Ukhoy, un an et demi, devait se rendre en France en toute urgence pour une intervention cardiaque sur un vol de rapatriement. Toutefois, son père n’a pas encore obtenu le visa nécessaire pour cela. Le travailleur social Rajah Madewoo fait appel à la compréhension et attire l’attention sur l’urgence de la situation.

Rajah Madewoo regrette avant tout que le gouvernement mauricien n’ait un accord pour les traitements à l’étranger qu’avec l’Inde et non pas les pays d’Europe. Ce qui fait que les parents du petit Aden Ukhoy n’ont reçu aucune aide des autorités locales. Le montant nécessaire est d’environ Rs 2 250 000. Le père du bébé a fait des collectes, mais n’a pas eu la somme nécessaire. Sans compter qu’il y a une contrainte de temps. « Le consultant médical a dit que l’enfant ne survivra qu’environ deux semaines dans les conditions actuelles. Entre-temps, cinq jours se sont déjà écoulés et le vendredi 19 juin, il y avait un vol de rapatriement vers la France. On ne sait quand il y aura d’autres vols. Ce qui veut dire que s’il ne prenait pas cet avion, il courrait de grands risques. Sauf que le papa qui devait l’accompagner n’a pas eu de visa de l’ambassade de France. »

Ce qui rend la situation très compliquée car la vie de l’enfant en dépend. « Je compte sur la compréhension de l’ambassade de France. De plus, c’est dommage que le gouvernement mauricien n’ait pas apporté son soutien à cet enfant car il n’y a pas de vol vers l’Inde actuellement. »

Rajah Madewoo dit, en revanche, avoir obtenu une aide conséquente de l’hôpital à Paris, où l’intervention devait se faire, avec une remise de 10 500 euros équivalant à Rs 470 000. « Je suis d’avis qu’il ne faut pas se limiter à un seul pays ou un seul hôpital. En négociant, on peut sans doute trouver de meilleures offres ailleurs. » Selon lui, on aurait dû donner la possibilité aux patients de choisir le pays qui leur convient pour leurs traitements.