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Transport en commun : UBIW en faveur d’une hausse salariale de 25% pour les salariés

Un ultimatum de 30 jours adressé aux opérateurs d’autobus pour ouvrir les négociations

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Une hausse salariale de 25% pour les employés de l’industrie du transport en commun. C’est en tout cas ce que réclame l’Union of Bus Industry Workers (UBIW). Dans une correspondance lundi, le syndicat donne 30 jours à cinq opérateurs d’autobus pour ouvrir les négociations. Faute de quoi des actions syndicales seront prises, allant jusqu’à une grève dans le secteur si celles-ci n’aboutissent pas.

Rencontrant la presse hier, le conseiller technique de l’UBIW, Ashok Subron, fait remarquer que le subside accordé par le gouvernement pour subventionner le carburant utilisé par les opérateurs d’autobus « n’a pas permis d’améliorer les conditions de travail des travailleurs » de ce secteur.

La dernière révision salariale, dit-il, était intervenue en 2013, après une grève déclenchée par les employés de la Corporation Nationale de Transport. « Depuis, les travailleurs ont eu droit à une allocation de Rs 1 000, ce qui s’apparente à une mesure électorale », dit-il.

Il poursuit : «l’UBIW a envoyé une note à cinq opérateurs d’autobus pour ouvrir les négociations portant sur une vingtaine de demandes relatives à une révision salariale et aux conditions d’emploi. Les employeurs ont l’obligation d’ouvrir les négociations dans un délai de 30 jours. Au cas contraire, le syndicat aura recours à un tribunal d’arbitrage. »

L’UBIW réclame :

un transport sécurisé pour transporter les travailleurs lorsqu’un avertissement de cyclone est retiré ;

que les travailleurs ne reprennent le travail que lorsque le Disaster Committee affirme que la route est praticable ;

une retraite calculée sur 30 jours par année de service, au lieu de 15, de même qu’une retraite à 55 ans pour les mécaniciens ;

une compensation équivalant à deux mois par année de service en cas de perte d’emploi ; 5) de valoriser les travailleurs manuels et ;

une reconnaissance totale du temps de service des employés.

Ashok Subron ajoute que l’UBIW est en faveur de l’intégration des autobus dans le système du projet Metro Express. « Les passagers appelés à utiliser ces deux modes de transport à la fois n’auraient alors qu’un seul billet », dit-il. Il souligne à propos du métro que l’UBIW « n’a jamais été contre l’introduction de ce mode de transport alternatif ». D’où son souhait que le métro et les bus soient gérés par une seule et même autorité.

Pour lui, le gouvernement « n’a pas réfléchi à la nécessité d’avoir à Maurice un système de transport national intégré répondant aux aspirations des passagers et des travailleurs », ni même aux impératifs écologiques et en termes de besoins énergétiques. « Aujourd’hui, le pays est en train de payer les conséquences de ce manque de vision. Les travailleurs de l’industrie du transport ont mal vécu le confinement national et beaucoup d’entre eux ont aussi perdu la vie », se dit d’avis Ashok Subron, avant de demander aux autorités de publier la liste des employés de cette industrie décédés en raison du Covid-19.

Concernant la récente augmentation du ticket d’autobus, le conseiller technique de l’UBIW devait souligner que « ce n’était pas la seule option pour réagir par rapport a la situation qui prévaut sur le marché international ». Ainsi, dit-il, prenant en compte le fait que le transport en commun est financé à hauteur de 70% de fonds provenant du public voyageur, « le gouvernement aurait pu réajuster le subside sur le carburant ». Il conclut « qu’à travers le monde, le transport public est en train de devenir gratuit pour le grand public ».

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