Université des Mascareignes : Au tour des étudiants de la Faculté d’ingénierie de mener la fronde !

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Objet de la contestation : la décision de suspendre l’octroi de bourses à Limoges

 

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Les récriminations n’en finissent pas contre la direction de l’Université des Mascareignes (UdM). Cette fois, des étudiants de la Faculté d’ingénierie et de Développement durable mènent la fronde. L’objet de la contestation : la décision de la partie mauricienne de suspendre l’octroi de cinq bourses de perfectionnement à l’École d’ingénieurs de Limoges à des étudiants méritants, en vue de l’obtention d’un diplôme d’ingénieur de niveau Master 2.

Signé en avril 2019, ce protocole d’accord entre l’UdM et l’École d’ingénieurs de l’Université de Limoges, en France, porte sur trois années d’études supplémentaires après l’obtention d’une licence en ingénierie à l’UdM. Les deux filières précises de formation sont le génie Électromécanique et Automatismes et le génie Électrique et Électronique.

Selon le protocole conclu, un jury mixte UdM / École d’ingénieurs de Limoes est chargé de procéder à la sélection des boursiers sur la base de leurs résultats universitaires. Dans le cadre de l’octroi de ces bourses du gouvernement français, la partie française s’engage à prendre en charge les frais de dossier, de visas, d’inscription et de couverture sociale des boursiers.

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L’accord prévoit que la partie mauricienne pourvoie, pour sa part, aux frais de vie des étudiants pour un montant mensuel équivalant à 700 euros pour les 3 ans d’études. Selon nos informations, il semble que les autorités locales se servent de cela comme prétexte pour prétendre qu’elles ne sont plus en mesure de fournir une telle allocation à ce maximum de cinq boursiers.

Un argument que dénoncent vivement les étudiants, compte tenu, disent-ils, des « largesses » que peut se permettre l’UdM. Ces étudiants protestataires citent en exemple la politique « extravagante » de recrutement du personnel de ces dernières années qui, disent-ils, a lourdement alourdi la masse salariale de l’institution.

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Sans parler des généreux Additional Increments et autres allocations accordées à du personnel employé sous contrat, parmi lesquels des diplômés fraîchement issus d’universités sans « work experience » aucune.

Les contestataires rejettent d’autant plus le « prétexte » de manque de moyens financiers pour maintenir ce programme de bourses de perfectionnement dans la mesure où, disent-ils, n’y a pas longtemps, le ministre de tutelle se faisait fort de dire combien le budget octroyé à l’enseignement supérieur avait substantiellement augmenté !

« Comment, donc, peut-on choisir de suspendre un accord qui porte sur l’octroi de bourses de perfectionnement en ingénierie dans une université française, alors que les autorités locales crient sur tous les toits qu’elles veulent favoriser des formations dans les filières scientifiques pour assurer un meilleur développement du pays ? », se demande, avec pertinence, un des étudiants contestataires.

Tant parmi les étudiants que parmi le personnel académique, cette affaire de manque de moyens financiers pour pérenniser le protocole d’accord sur les bourses de perfectionnement à l’École d’ingénieurs de Limoges ne serait qu’un « prétexte » pour justifier, éventuellement, la fermeture de cette seule université francophone publique de Maurice.

Ce qui remettrait en question la collaboration avec l’Université française de Limoges. Ainsi, après la récente visite au pays l’an dernier du Président de la République française, Emmanuel Macron, alors que beaucoup pensaient que les relations de coopération franco-mauricienne allaient se renforcer, notamment dans le domaine de l’enseignement et de la formation, il semblerait que certains s’amusent à défaire ce que d’autres ont bâti !

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