Les employés devant le bâtiment du ministère du Travail après la fermeture de l'usine

Sentiment d’incompréhension chez les ex-employés de l’usine Texto Ltd, qui a fermé ses portes le 14 décembre 2017. Ils sont consternés et ne savent plus vers qui se tourner. Trois ans ont passé, et ils sont toujours sans compensation.

Fatigués de cette situation, et dans l’optique de faire entendre leurs voix, une manifestation est prévue devant le Parlement et le bureau du ministère du Travail le 16 février prochain.

L’entreprise de textile comptait un effectif de 200 Mauriciens et 200 travailleurs étrangers. Du jour au lendemain, la compagnie a fermé ses portes. Plusieurs plaintes ont été déposées au niveau du ministère du Travail. Toutefois, ils restent en attente des explications. « Ils attendent toujours, où sont les lois pour les employés. Les lois ne sont pas appliquées où il le faut pour les employés », scande Faizal Ally Beegun.

Le syndicaliste lance un appel aux autorités concernées, afin que ce cas soit pris en compte en urgence,  « il est l’heure d’amender nos lois, chaque cinq ans nous voyons la même chose, il faut donc que les employés manifestent pour pouvoir avoir ce qui leur est dû », lance-t-il.

Le bâtiment vendu à Rs 26 millions

L’établissement situé à Vallée-des-Prêtres est passé sous l’administration de la firme KPMG. Une source proche du dossier, affirme que le bâtiment de trois étages de cette compagnie avait été évalué à Rs 50 millions, et a été par la suite vendu à Rs 26 millions à une enseigne de supermarché dans la région. « Toutes les machines de l’usine ont également été vendues », affirme notre interlocuteur. « Pourquoi les employés attendent toujours leurs compensations ? Il y a certains qui comptaient 20 années de service, d’autres sont âgés entre 50 ans à monter, où pensez-vous, ils trouveront du travail », s’interroge ce dernier.