Un New Water Resources Bill, prenant en considération les besoins en eau du pays et le développement du secteur de l’eau dans un cadre juridique bien défini pour la mobilisation, la gestion, le développement et la conservation des ressources en eau à Maurice, sera bientôt introduit au Parlement. C’est qu’a déclaré le ministre des Services publics, Joe Lesjongard. Le gouvernement envisage également la mise en place d’une unité mobile de dessalement pour répondre au déficit en eau pendant la saison sèche dans des régions spécifiques où les possibilités de mobilisation d’eau souterraine ou de surface supplémentaires sont relativement limitées.
Les consultations sur le thème Accelerating Change sont une initiative de la Central Water Authority en collaboration avec le ministère de l’Énergie visant à résoudre la crise de l’eau et d’encourager les gens à agir pour changer la façon dont ils utilisent, consomment et gèrent l’eau. Le ministre Lesjongard a indiqué que l’objectif de ce séminaire consiste à réunir les acteurs concernés pour discuter et formuler des recommandations pour orienter les politiques, et programmes à mettre en œuvre en vue d’améliorer le secteur de l’eau.
Il a indiqué que le CRIDF a proposé un programme de réforme du secteur de l’eau sur cinq ans qui permettra à Maurice de construire une infrastructure d’eau complète, équitable et durable qui est essentielle à l’amélioration à long terme de la résilience climatique de l’île,
À l’échelle mondiale, un quart de la population mondiale manque d’eau potable et près de la moitié de la population mondiale souffre d’un déficit en installations sanitaires sûres, a fait ressortir le ministre. À Maurice, la croissance démographique, les besoins en irrigation, la croissance des activités industrielles, commerciales et touristiques, les changements dans les pratiques d’utilisation des terres et l’impact du changement climatique sont les principaux défis pour répondre à la demande croissante en eau.
Joe Lesjongard avance que le gouvernement ne ménage aucun effort pour exploiter des sources d’eau supplémentaires. Une feuille de route de l’eau 2020-2024 a été élaborée en mai 2021 pour améliorer le service d’approvisionnement en eau dans le pays, a-t-il rappelé.
Il s’est en outre attardé sur plusieurs projets initiaux visant à réduire l’impact des déficits en eau dans le pays. Ils comprennent la refonte de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement en eau, la mise en œuvre de plusieurs mesures à court terme dans les zones spécifiques et des facilités de la Development Bank of Mauritius pour acquérir gratuitement un réservoir d’eau et une pompe.
Il a fait état des discussions avec des pays amis sur la coopération dans le secteur de l’eau, en particulier quant au dessalement, à la réutilisation de l’eau traitée et à l’application de la technologie dans les opérations de l’eau.
»Des changements sont nécessaires à tous les niveaux. Nous devons être davantage conscients et sensibilisés au fait que l’eau est notre élément vital. Si nous aspirons à une nation prospère, nous avons le devoir de préserver nos précieuses ressources en eau pour les générations à venir », indique-t-il.
L’Engineering Director du Climate Resilient Infrastructure Development Facility du CRIDF, Leonard Magara, déclare que cette journée symbolise un appel à l’action de chacun pour protéger et utiliser durablement l’eau pour les générations présentes et futures. Des Small Island Developing States comme Maurice figurent parmi les pays les plus pauvres en eau du monde. Il a donc souligné la nécessité d’aborder la sécurité régionale de l’eau à travers une approche régionale intégrée pour toujours assurer la fourniture d’eau au consommateur.
Pour sa part, Robert Banamwana a déclaré que la journée vise à transmettre un message fort sur l’importance fondamentale de l’eau dans la vie quotidienne de chacun. Il a déploré que le monde ne soit pas sur la bonne voie pour atteindre les Sustainable Development Goals, ajoutant que le dysfonctionnement tout au long du cycle de l’eau sape les progrès dans plusieurs secteurs.
Prakash Maunthrooa, directeur général de la CWA, estime que 1500 kilomètres de conduits d’eau défectueux doivent être remplacés pour réduire les fuites d’eau dans les réseaux. Il a aussi fait l’éloge des employés de la CWA ayant travaillé à la fin de décembre dernier pour pallier le manque d’eau dans la région de L’Escalier.

