Leurs témoignages

Ils sont nombreux sur les réseaux sociaux à afficher leur fierté d’avoir enfin reçu leur première dose du vaccin Astrazeneca ou le tout dernier Covaxin. Si certaines personnes sont non-éligibles, comme des femmes enceintes ou ceux ayant déclaré, par exemple, des allergies, d’autres, plus méfiantes, préfèrent attendre ou se disent carrément opposées à un vaccin « fait à la va-vite ».

Pour Audrey Edmond-Condon, une habitante d’Albion âgée de 32 ans, la question ne se pose même pas: elle et sa famille ont décidé de se faire vacciner. Ils  ont reçu leur première dose de Covaxin au stade de Bambous le lundi 22 mars. «Dans quelques semaines, nous serons enfin immunisés, en paix et en sécurité», dit-elle, rassurée. Ses angoisses par rapport au virus semblent plus fortes que ses craintes vis-à-vis du vaccin. «C’est vrai que l’élaboration d’un vaccin s’échelonne sur plusieurs années avant d’être lancé sur le marché, et celui-là a été développé très rapidement, mais nous sommes devenus des prisonniers: nous ne pouvons plus nous aventurer dehors sans avoir peur. Je suis d’avis que si un nombre suffisant de personnes sont vaccinées, la propagation du virus sera amoindrie. De plus, la situation économique est catastrophique et beaucoup d’entreprises ont fait faillite», dit-elle, qui travaille dans l’entreprise familiale spécialisée dans le service traiteur, mais aussi dans les serrures électroniques et mécaniques.

«La crainte d’être condamnée à ne pas pouvoir sortir de chez soi»

Contrairement à Audrey Edmond-Condon, Jean-Marie Allagen et Dominique Thomas, employés tous deux dans une entreprise de la capitale, et détenteurs du Work Access Permit(WAP). Non éligibles pour cause d’allergies, ils ont été renvoyés chez eux après s’être rendus samedi dernier au centre Swami Vivekananda à Pailles pour se faire administrer le vaccin Astrazeneca. Malgré toutes les appréhensions liées au vaccin, Dominique Thomas se sentait moralement prête à le faire. Aujourd’hui, elle, qui travaille au sein de l’administration de cette entreprise, exprime ses inquiétudes: «Les membres de ma famille ont été vaccinés. Cela ne me rassure pas trop le fait de ne l’avoir pas fait. Ma vraie crainte n’est pas celle de choper le virus, car je suis très vigilante en ce qui concerne les précautions nécessaires et les gestes barrières, mais d’être condamnée à ne pas pouvoir sortir de chez moi», dit-elle.

Etienne, un Flic-en-Flacois originaire de Lyon, affirme ne pas avoir le choix, car, dit-il, «que l’on soit pour ou contre la vaccination, les labos pharmaceutiques accompagnés de leurs puissants lobbys sauront toujours convaincre par n’importe quel moyen nos décideurs politiques. Il est prouvé que 90% des médicaments vendus en pharmacie sont inefficaces, voire dangereux pour certains. Une étude le prouve et aussitôt des centaines d’autres sont publiées affirmant le contraire par des experts bien évidemment indépendants. Seuls quelques scandales éclatent après des décennies de batailles juridiques. Avec cette pandémie, on demande aux populations de faire confiance à des politiques ignorants, mais qui se doivent de réagir sous peine de sanctions aux prochaines élections, ainsi qu’à des labos pharmaceutiques philanthropes. A qui faire confiance ?»

Ils disent non au vaccin

Faut-il faire confiance à un vaccin qui a été élaboré en quelques mois seulement? Quelle est la durée de protection? Comment s’adaptent les vaccins aux différents variants? Quelle sera leur future posologie? Certains hésitent encore, s’interrogent avant de prendre une décision hâtive ou justifient leur choix par la crainte des effets secondaires. Isabelle fait partie de ceux-là. «Je ne souhaite pas servir de cobaye pour la science», dit-elle. Elle explique: «Indépendamment du fait qu’il est contre-indiqué en cas d’allergies (mon cas), je ne l’aurais pas fait de toute façon. Un vaccin prend en général quelques années avant d’être mis sur le marché. Vu l’urgence de la situation, il a été commercialisé en un temps record. Nous ne connaissons pas encore les effets à moyen et à long terme. Chacun signe un formulaire qui déresponsabilise l’Etat au cas où les choses ne se passent pas comme prévues. Alors, pour le moment, pour moi, les règles d’hygiène et routines quotidiennes continuent: désinfection, port du masque avant chaque sortie et à chaque retour, distanciation sociale», dit-elle.

Before you say yes!

Même réaction pour le Britannique David Cowham qui ne trouve aucune raison de croire aux vaccins. Depuis le début de l’annonce de la pandémie et du confinement en mars 2020, il s’est occupé à enquêter et à remettre en question les décisions gouvernementales, les avis médicaux, les tests PCR, les vaccins. «J’ai lu de nombreux livres médicaux et scientifiques et j’ai effectué des recherches en ligne pendant des centaines et des centaines d’heures, en regardant et en écoutant d’innombrables interviews, documentaires et podcasts», dit-il. Sur son blog, www.bugchat.info, il fournit de nombreuses explications et ses recherches sur les vaccins. Il l’a intitulé « Before you say Yes! ».  «I am electing not to have the Covid vaccine because they are the quickest ever brought to market, by about 6 years. And, despite the fact that the government’s vaccine consent form claims that “current science shows that the potential benefits outweigh the risks”, no such risk/benefit assessment has ever been made, and no ‘real-World’ human testing has ever been done either. This statement of the government’s – publicly reinforced by Maneesh Gobin, the nation’s Attorney General, telling us that vaccines are “safe for your health” – is not only a gross misrepresentation of the facts, but it is 100% untrue. There is no evidence of the safety of any of the Covid vaccines, no evidence that they will give you immunity, and no evidence that they will stop you spreading the virus. Vaccines manufacturers (those selling them), and the government (those promoting them) escape all liability if they harm or kill you. Vaccines – of any kind – have never been proven to be without harm, with resulting injuries including sterility, paralysis, mental disorders, neurological disease, and many others, including sudden death. Vaccine damage claims in America are into the billions of dollars. And, more importantly, I can see no good reason to have one for a disease with a 99.7% global survival rate – similar to a bad flu season – and this is the first time in the history of mankind that we are having restrictions imposed upon us if we do not agree to an unnecessary medical intervention; vaccines. In the words of Ronald Reagan, “Just say NO!”, commente-t-il, sans détours.

Questions à

Dr Sunil Gunness (chirurgien cardiaque et directeur du centre cardiaque) :

« Pas lieu de s’affoler, une solution devrait être

trouvée pour ceux à qui on a refusé le vaccin »

Par rapport aux personnes volontaires pour le vaccin anti-Covid qui ont toutefois été refoulées lors de l’exercice, tantôt pour des raisons d’allergies, tantôt par rapport à certaines pathologies, que se passera-t-il?

Depuis le début, il est bien précisé que les personnes qui ont des allergies sérieuses pouvant mener à des chocs anaphylactiques ne doivent pas faire le vaccin anti-Covid. Ce n’est pas seulement par rapport au vaccin anti-Covid lui-même. En outre, les vaccins contre la Covid-19 peuvent, comme tous les vaccins, entraîner un choc anaphylactique, une réaction allergique grave qui peut engager le pronostic vital s’il n’est pas pris en charge rapidement et constitue une urgence médicale. C’est pourquoi il n’est pas recommandé. D’autres personnes peuvent aussi faire des allergies moindres, qu’il faut signaler aux médecins avant de se faire vacciner. Dans tous les cas, il faut agir au cas par cas, et après analyse minutieuse, le médecin donnera son avis. C’est la même chose pour les personnes qui souffrent de graves pathologies. Il est conseillé aux personnes qui sont fragiles, comme celles souffrant de diabète, d’asthme, de maladies cardiaques, etc., de faire le vaccin, car il n’y a pas de contre-indication. Cependant, par exemple, pour les personnes qui souffrent de maladies cardiaques, il faut d’abord voir de quelles pathologies il s’agit. Comme pour le cancer. Il y a des cas où le vaccin sera refusé et d’autres permis. C’est pourquoi il est primordial d’être très clair avec les médecins qui posent les questions avant la vaccination. Maintenant, s’il  y a des refus, il faut comprendre, ce sont des cas particuliers et il faut s’adapter.

Quelle sera alors la protection pour ces personnes?

Il ne faut pas s’affoler. Actuellement, il y a un certain engouement pour faire le vaccin. Ce qui est bien, car il est important d’atteindre les 60% de herd immunity. Pour les personnes qui ont été refoulées, il n’y a pas de panique. Car, une fois le herd immunité atteint, elles seront aussi protégées. Qui plus est, les autorités pourront considérer chaque cas par cas par la suite. La science évolue tellement rapidement que des solutions seront trouvées dans les jours à venir. Pour l’instant, il ne faut pas s’affoler, mais surtout respecter scrupuleusement les gestes barrières pour se protéger et protéger son entourage.

Cela ne pénalise-t-il pas en quelque sorte ces personnes, par exemple, pour pouvoir voyager dans le futur?

La situation est similaire dans le monde. Pratiquement tous les pays adoptent les vaccins. Et doivent aussi faire face aux mêmes restrictions pour les personnes allergiques ou avec des pathologies pour lesquelles les vaccins sont contre-indiqués. Les pays ne pourront pas fermer comme ça leurs frontières aux personnes qui n’ont pas fait de vaccin. Il y aura d’autres solutions, comme les tests PCR, par exemple. Et sans doute, au fil des jours, la science devrait venir avec des solutions pour ces personnes. Mais pour l’instant, il n’y a pas lieu de s’affoler. Il est important de laisser se calmer la ruée vers les vaccins. Une solution devrait être trouvée prochainement pour les personnes à qui on a refusé le vaccin.