Vendredi dernier — Sok Samachar au Conseil des ministres

C’est à la séance du Cabinet de vendredi, quelques heures avant la lecture du discours du budget, que les ministres ont découvert son contenu qui avait été gardé secret. Seuls le Premier ministre et des Finances, ses conseillers, et le Junior Minister et ses équipes savaient ce que contenait le budget. Dès qu’ils ont eu le documents, les ministres l’ont survolé, avant de s’arrêter sur la partie qui avait causé une polémique dont les effets se font encore sentir un an après : la pension de vieillesse. C’est un véritable Sok Samachar que les ministres ont ressenti quand ils ont découvert le remplacement du Basic Retirement Pension par le State Age Pension, mais surtout les coupures qui seront faites dans les pensions de ceux qui ont des revenus dépassant les Rs 14,000. Autrement dit, après avoir repoussé l’âge de la pension de 60 à 65 ans, le gouvernement réduira – et dans certains cas, supprimer – le montant de la pension de ceux qui la touchent déjà. Face aux réactions négatives de ses ministres sur cette partie du budget, Navin Ramgoolam a semblé découvrir l’ampleur du dégât et a rejeté la faute sur ses conseillers, en particulier le président du comité des experts chargé d’étudier l’épineuse question des pensions. Dans la mesure où le discours du budget était déjà programmé et son contenu déjà imprimé, le Cabinet a décidé d’aller de l’avant avec sa présentation en attendant de trouver une solution pour que le gouvernement ne se retrouve pas dans la même situation que l’année dernière. Mis au courant de ce passage particulier du discours du budget, les parlementaires de la majorité ont également ressenti leur Sok Samachar. Ce qui explique leur mine d’enterrement lors de la lecture du discours du budget et la rareté des traditionnels tap la tab saluant le budget. Des élus se sont également élevés contre la communication du PMO qui, en un an et demi, a changé trois fois de directeur, tout en restant totalement inefficace. Selon nos informations, différentes réunions entre le Premier ministre, ses ministres et des parlementaires auront lieu dans les heures qui suivent pour essayer d’éteindre l’incendie que ces mesures budgétaires ont provoqué, avant qu’il ne contamine tout le budget.

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Affaire à suivre.

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