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Violence envers les femmes : Des aides plus expéditives réclamées

En marge de la Journée mondiale de l’élimination de la violence envers les femmes, des femmes œuvrant sur le terrain partagent leurs expériences sur le silence des femmes victimes, les facteurs à l’origine de la mentalité de violence et les accompagnements nécessaires pour un changement.

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Edwige Dukhie, travailleuse sociale depuis plusieurs décennies, montre que certaines filles évoluent dans cette atmosphère de violence dès leur jeune âge, au sein des cellules familiales. « Grandissant dans un tel environnement, elles finissent par croire que c’est un phénomène normal. » Et la pauvreté s’accentuant, les femmes, ajoute-t-elle, « subissent beaucoup de violence en silence ». Elle plaide pour davantage d’accompagnateurs et de formation, « surtout à l’intention des jeunes filles pour qu’elles comprennent qu’avant d’être en couple, il leur faut être d’abord financièrement autonomes pour qu’elles puissent se prendre en charge ». Elle souligne, en outre, la nécessité de réhabiliter l’homme violent.
Allia Syed Hossen-Gooljar, directrice du CDM, rappelle que paradoxalement, « la maison est le lieu le plus dangereux pour beaucoup » et que le travail de la femme au foyer met la femme dans une position de vulnérabilité économique. « Avec la crise économique, les premières victimes sont les êtres les plus vulnérables de la société : les femmes et les enfants », dit-elle. Elle fait ressortir que la violence a un coût pour le pays, la femme qui est détruite ne pouvant contribuer à l’économie. « Il est impératif d’inculquer de bonnes valeurs à nos jeunes car demain, ils auront sous leurs responsabilités leurs conjoints, leurs enfants, leurs parents âgés et les proches avec un handicap ». Et ils doivent être formés « dès leur jeune âge sur le respect de l’autre et sur la gestion de leur colère ».

Pour Priscilla Bignoux, responsable du département couples et familles à l’Action Familiale, la situation est alarmante. « De jour en jour, les cas augmentent. Cette problématique nous interpelle tous et elle concerne toutes les communautés », précise-t-elle. Elle fait voir que « bien des victimes n’osent pas en parler par peur du regard de la société ». Ce qu’elle regrette fortement, c’est que les aides prennent trop de temps. « Quand une victime vient chercher de l’aide, il faut que les choses avancent rapidement », conseille-t-elle. Elle fait un plaidoyer en faveur des officiers du ministère sur le terrain pour assurer suivi de proximité. « Il faut rencontrer ces personnes, comprendre leur situation et leurs besoins pour les aider d’après leurs attentes. Les services qui existent aujourd’hui sont souvent éloignés de ces personnes », dit-elle.

EDWIGE DUKHIE (TRAVAILLEUSE SOCIALE) :
« Avec la pauvreté grandissante,
les femmes subissent en silence »

La Journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a pour thème cette année : “Tous unis ! L’activisme pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles”. On entend moins souvent parler de violence envers les filles lors de cette journée. Quelles formes la violence prend-elle envers les filles à Maurice ?
Il y a des filles qui vivent des situations de violence dès leur très jeune âge au sein de la cellule familiale. Elles sont confrontées à la violence presque tous les jours. Grandissant dans un tel environnement, elles finissent par croire que c’est un phénomène normal.
Il y a, par ailleurs, le problème de concubinage dès leur jeune âge – 15, 16 ans. Elles ne sont pas préparées, que ce soit physiquement, matériellement et psychologiquement. Cela entraîne beaucoup de violences chez ces filles qui se vautrent dans des situations où elles n’ont d’autre choix que de subir la violence. Ce qui est dommage, c’est que ces situations sont souvent encouragées par les familles.

De quelle manière ?
Par exemple, un jeune de 16 ans et une fille du même âge qui vivent en concubinage chez les parents qui acceptent cela. Cela se développe sur une certaine violence par la suite. Outre la violence verbale et physique, il y a aussi la violence psychologique.

Le manque d’indépendance chez les femmes n’ayant pas de travail et le manque de revenus peuvent les réduire à subir en silence la violence sous diverses formes. Diriez-vous qu’avec la crise économique découlant de la pandémie de Covid-19, la vulnérabilité des femmes face à la violence s’est accrue ?
Définitivement. Lorsque la femme dépend financièrement de son conjoint, elle n’a d’autre choix que de subir la violence. Avec la pauvreté qui s’accentue, les femmes subissent beaucoup de violence en silence. Cela finit par faire partie de leur vie normale. Si la femme n’a pas un travail qui puisse lui permettre de se prendre en charge, elle dépendra des autres et sera obligée d’accepter la violence. Dans des familles où il y a l’alcool et la drogue, il y a obligatoirement de la violence que subit l’enfant pendant toute sa croissance.

Les cas de violence ne sont souvent pas dénoncés par les victimes par peur de stigmatisation et de honte. Qu’est-ce qui peut les aider à se relever et sortir de la violence ?
Les gens d’un certain milieu peuvent s’exprimer mais il n’y a pas de structure pour soutenir et encadrer ces victimes de violence. Que fait-on pour elles après ? Tous ces cas qui sont rapportés dans les journaux, qu’en fait-on pour aider les victimes à se relever, à croire en elles-mêmes de nouveau ? C’est ce qui importe, c’est de se dire que oui, c’est arrivé mais je dois tout faire pour changer la situation. Mais il faut une structure pour les aider en ce sens, ce qui manque à mon avis.
Ensuite, il faut pouvoir réhabiliter l’homme violent, l’encadrer pour qu’il ne continue pas à être violent. Parfois, il ne réalise même pas ce qu’il fait, il a bu, etc. Il faut une prise en charge pour une réhabilitation.

Les campagnes de sensibilisation sont loin de suffire…
Au-delà de la sensibilisation, il faut davantage d’accompagnateurs et plus de formations, surtout à l’intention des jeunes filles pour qu’elles comprennent que pour être en couple, il leur faut être d’abord financièrement autonomes pour qu’elles puissent se prendre en charge. Si personne ne leur dit rien, elles ne le sauront pas.

Des cours au collège sur cet aspect pourraient aider ?
Oui, il faut ces cours dans les collèges, dans les centres de jeunesse et pourquoi pas un programme à la télé pour éveiller les consciences et les aider à réfléchir ?

La violence envers les femmes et les conséquences physique et psychologique pesant sur elles les empêchent de réaliser leur plein potentiel. Ce problème représente donc un obstacle à leur épanouissement, à l’économie et au progrès du pays finalement ?
Bien sûr. Moi, je témoigne de la violence dans des milieux quelque peu difficiles mais je pense que la violence est dans tous les milieux. Je pense automatiquement que pour une femme qui subit la violence, cela se répercute sur son travail, sur elle-même en tant que femme et sur la confiance en elle-même. Certaines peuvent croire que c’est normal.

Qu’est-ce qui fait perdurer la violence à l’encontre des femmes aujourd’hui ?
Le manque de formation, le manque de structure pouvant les accueillir et le manque d’encadrement. Il y a, par ailleurs, le chômage. Le mari qui travaille au jour le jour, des jeunes non formés…
Dans le langage même des jeunes, on note beaucoup de violence : li bat mwa mo bat li – to kapav gagn zafer ek la polis – mo promne ek la polis mwa, si li bat mwa, mo pa pou less li koumsa mem, peut-on les entendre dire souvent. La violence est là dans leur famille, dans leur lieu de travail, partout.
La mentalité de violence est omniprésente actuellement. Il faut trouver les moyens pour changer la situation.

Les initiatives des autorités pour lutter contre ce fléau sont-elles suffisantes à vos yeux ? Que faudrait-il encore comme actions ?
Les initiatives ne sont pas suffisantes. Il y a trop de bureaucratie. Prenons l’exemple d’une femme, victime de la violence conjugale. A-t-elle les facilités nécessaires pour se rendre dans un centre de soutien ? Est-ce qu’il y a des officiers pour venir la voir, l’accompagner et faire un suivi à travers des rencontres plusieurs fois ? Si la personne n’a pas les moyens de payer le transport pour venir au centre, se déplacera-t-elle ?
Il faudrait bien plus de travailleurs sociaux sur le terrain pour comprendre la situation et trouver des solutions taillées sur mesure.

Le mot de la fin…
Il faut positiver car on peut toujours changer une situation. On peut aider ces personnes à briser ce lien de violence. Tout est possible mais il faut ensemble mettre la main à la pâte.

ALLIA SYED HOSSEN-GOOLJAR (CDM) :
« Impératif d’inculquer de bonnes valeurs à nos jeunes »

Le Centre des Dames mourides (CDM) a organisé cette année sept ateliers de travail avec les Policy Makers sur le thème de la violence à l’encontre des femmes. Pourquoi avoir choisi ce thème ?
Ces ateliers de travail ont été organisés dans le cadre d’une campagne de sensibilisation sur la violence basé sur le genre (VBG) financée par l’Union européenne et OXFAM sous l’égide du Réseau de développement et de communication des femmes africaines (FEMNET).
Nous avons choisi comme thème de campagne Zero Violans dan Lakaz – Ki To Rol ? parce que pour beaucoup de personnes, malheureusement, la maison est le lieu le plus dangereux qui soit.
Dans le cadre de cette campagne, afin de mieux comprendre le problème, nous avons lu 300 articles de presse sur le sujet et avons interviewé une soixantaine de victimes. Cet exercice nous a permis de constater que beaucoup de cas ne sont pas rapportés dans la presse pour diverses raisons.
Nous avions ensuite organisé cinq ateliers de travail avec la participation des policy makers – PMO, bureau de l’Attorney General, Ombudsperson for Children’s Office, ministère de l’Égalité des genres, ministère de l’Éducation, ministère de l’Intégration sociale et le département de la police.

Qu’est-ce que ces ateliers ont donné comme résultats ?
Ces ateliers de travail ont permis aux participants de se familiariser avec les différents types de violence. Quand on parle de violence envers les femmes, on a tendance à ne penser qu’à la violence physique. Or, la femme subit d’autres violences telles que la violence économique, structurelle, sexuelle, verbale et émotionnelle.
Durant ces ateliers, les participants étaient appelés à réfléchir sur la racine du problème. La violence se produit en raison des relations de pouvoir inégales entre les auteurs d’actes violents et les victimes. Ils se sont attardés sur la violence à l’école et sur le lieu de travail. Ils ont également pris connaissance des statistiques sur le sujet. Ils ont eu l’occasion de réfléchir sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas en ce qui concerne des mesures prises pour combattre ce problème.
Durant ces ateliers, les participants ont pris connaissance des cas qui ne sont pas assez vulgarisés tels que les femmes qui sont violentées par leur époux ou belle-famille quand elles donnent naissance à une fille, les cas des handicapées qui sont abusées par leur conjoint ou même par leurs proches, les personnes âgées qui sont à la merci de leurs enfants, surtout quand un conjoint meurt.

Le manque d’indépendance chez les femmes n’ayant pas de travail et le manque de revenus peuvent les réduire à subir en silence la violence sous diverses formes. Diriez-vous qu’avec la crise économique découlant de la pandémie de Covid, la vulnérabilité des femmes face à la violence s’est accrue ?
Il y a beaucoup de femmes qui n’ont pas un travail rémunéré pour diverses raisons. Le travail de la femme au foyer, par exemple, n’est pas reconnu et valorisé. Ainsi, elle dépend entièrement de son conjoint pour vivre. Cette situation met la femme dans une position de vulnérabilité. Elle reste à la merci de son bourreau.
En effet, la femme qui n’est pas économiquement indépendante ne peut quitter facilement un partenaire violent, surtout si elle a des enfants. Avec la crise économique, les premières victimes sont les êtres les plus vulnérables de la société : les femmes et les enfants.

Les cas de violence ne sont souvent pas dénoncés par les victimes par peur de stigmatisation et de honte. Qu’est-ce qui peut les aider à se relever et sortir de la violence ?
Il faut reconnaître que ce n’est pas facile de partager ses peines avec le public. Cela demande beaucoup de courage et surtout de l’encouragement. Comme cette violence touche les femmes de toutes couches sociales et toutes appartenances ethniques, les femmes victimes qui sont connues dans la société doivent aller de l’avant et dénoncer. Cela servirait d’exemple et encouragerait les autres à aller de l’avant.

La violence envers les femmes et les conséquences physique et psychologique pesant sur elles les empêchent de réaliser leur plein potentiel. Ce problème représente donc un obstacle à leur épanouissement, à l’économie et au progrès du pays finalement ?
Définitivement, la violence envers la femme est une barrière à son développement personnel. Une victime de violence perd l’estime de soi et devient même dépressive. Tout son monde s’écroule et toute la famille est affectée. Effectivement, la violence a un coût pour le pays.

Qu’est-ce qui fait perdurer la violence à l’encontre des femmes aujourd’hui ?
Au sein de beaucoup de familles, ce qui se passe reste privé. Beaucoup de personnes subissent la violence en silence. Elles pensent à la réputation de la famille, des commentaires des membres du public et à l’impact qu’une dénonciation aura sur la famille. Il y a aussi le problème de logement pour les femmes car une fois qu’elles ont dénoncé leur conjoint, elles ne peuvent rester sous le même toit par peur de représailles.

Les initiatives des autorités pour lutter contre ce fléau sont-elles suffisantes à vos yeux ?
Ce problème concerne tout le monde. Les autorités viennent avec des Policy Decisions et ce n’est qu’avec la collaboration de tout un chacun qu’on peut avancer. Tous les acteurs de la société : membres de la société civile, parents, éducateurs et religieux doivent se sentir concernés.
Il est impératif d’inculquer de bonnes valeurs à nos jeunes et cela peut largement se faire à travers l’éducation. Il y a une nécessité d’une meilleure coopération entre l’école et la famille. Il faut créer un espace pour que la voix des jeunes soit entendue car ils sont l’avenir sous toutes ses formes. Demain, ils auront sous leurs responsabilités leurs conjoints, leurs enfants, leurs parents âgés et les proches avec un handicap. Ils doivent être formés dès leur jeune âge sur le respect de l’autre, la gestion de leur colère et frustrations et le développement de la compassion et l’empathie.

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PRISCILLA BIGNOUX (ACTION FAMILIALE) :
« Les aides prennent trop de temps »

La Journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes a pour thème cette année “Tous unis ! L’activisme pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et des filles”. En tant que responsable des couples et des familles à l’Action familiale, quel est votre constat sur ce problème de société ?
Je peux dire que la situation est alarmante. Cette problématique nous interpelle tous et qui concerne toutes les communautés. La violence peut être verbale, physique, économique, etc. De jour en jour, les cas augmentent. Il y a des cas qui sont enregistrés et d’autres qui restent sous silence.
Dans mon travail, je rencontre pas mal de cas de femmes qui n’arrivent pas à mettre un mot sur le leur problème et qui n’osent pas en parler par peur du regard de la société. Elles sont bloquées, ne sachant quoi faire et restent dans leur problème, ce qui fait beaucoup de mal à la personne et à la famille. À l’Action familiale, dans notre mission pour créer des familles heureuses et épanouies, ce problème nous interpelle énormément.

En quoi consiste le travail de l’Action familiale face à ce problème ?
Nous avons un programme pour les couples intitulé : “Construire son couple” avec des thématiques différentes : décider de construire son couple ; entente sexuelle – relation privilégiée du couple ; comment gérer les mésaventures ; le pardon ; la vie du couple après la naissance d’un bébé ; le sida, etc. Nous agissons donc en prévention de la violence.
Nous avons aussi un programme qui existe depuis longtemps sur la construction du couple. Nous travaillons avec l’homme et la femme. C’est un programme qui renforce le couple et qui l’aide à la tendresse. Le but du programme est de nous mettre à l’écoute des couples, de les aider et les canaliser vers des professionnels s’il y a un souci. La violence ne résout pas les problèmes. Au contraire, elle fait plus de mal.

Est-ce que cet accompagnement des couples aboutit à un changement dans leur vie ?
Quand je regarde les personnes avec lesquelles je travaille – les ONG et le ministère -, je peux dire qu’il y a un accompagnement qui se fait. Mais ce que je déplore, c’est que parfois c’est lent. Quand une personne est victime de violence, beaucoup de choses se passent qui peuvent finir par des crimes. Pourquoi ? Parce que les aides prennent trop de temps. Il faut avancer plus rapidement. Il y a de l’aide certes mais il y a des améliorations à faire. Par exemple, les lois qui sont introduites ne sont pas connues de toutes les femmes. Il faut descendre sur le terrain et leur parler pour leur dire ce qui existe comme loi.

Le manque d’indépendance financière chez des femmes ne travaillant pas les réduit souvent à subir en silence la violence sous diverses formes. Diriez-vous qu’avec la crise économique découlant de la pandémie de Covid, les femmes sont plus vulnérables qu’avant ?
Je peux dire que le Covid-19 a apporté beaucoup de problèmes chez celles qui étaient déjà vulnérables. Certaines femmes ont perdu leur emploi, certains maris ont perdu leur emploi. La situation est devenue plus difficile pour certaines. Je connais pas mal de femmes qui faisaient face déjà à un problème de violence économique et aujourd’hui leur situation est encore plus compliquée. Le fait que le mari n’ait pas un travail fixe complique les choses.
Pour éviter la crise économique, j’avais personnellement initié un projet de Back Gardening pour que des femmes au foyer puissent avoir un revenu.

Quels autres moyens pour aider ces victimes de violence à briser le silence et à se relever ?
Il faut plus d’officiers du ministère sur le terrain pour un suivi de proximité. Il faut rencontrer ces personnes, comprendre leur situation et leurs besoins pour les aider d’après leurs attentes. Les services qui existent aujourd’hui sont souvent éloignés de ces personnes qui doivent chercher un transport pour y aller ou chercher de l’aide et trouver le bureau en question. Souvent, elles n’ont pas de moyen pour prendre le bus et s’y rendre. Ensuite, il importe d’activer les choses quand une victime vient chercher de l’aide. Il faut que les choses avancent rapidement. Il faut visiter la personne. Il faut plus de programmes pour les hommes.
L’Action familiale travaille sur le projet Koze Zom car on sent aujourd’hui qu’à toutes les rencontres qui se font dans les centres communautaires et ailleurs, ce sont les femmes qui sont présentes, qui parlent et qui entendent. Or, il faut des programmes pour les hommes aussi. Je salue le ministère de la Femme qui le fait. Il y a le programme que moi-même je viens de terminer : Men as Caring Partners. Il faut un espace pour que les hommes parlent de leurs problèmes. Ces hommes qui frappent leurs femmes sont malades. Ils ont un problème. Ils ont besoin d’un espace pour parler et doivent pouvoir trouver un chemin de guérison.

Qu’aimeriez-vous faire ressortir pour conclure ?
Si les différents partenaires – le secteur privé, les autorités, les ONG – pouvaient travailler ensemble, main dans la main, pour aider les familles, on pourrait contrecarrer ce problème et avoir un pays où il y a plus de familles heureuses, vivant dans l’harmonie. Quand on réfléchit sur le programme de la violence, il ne faut pas oublier les enfants. Ce sont les adultes de demain.
À l’Action Familiale, nous avons un département Jeunes qui fait un excellent travail auprès des jeunes sur différentes thématiques pour les aider à être de bons citoyens. Est-ce qu’il y a un travail qui se fait auprès de l’enfant qui est battu aujourd’hui ? Il faut travailler sur leurs émotions et les aider à les gérer car demain ils seront parents. L’Action familiale travaille beaucoup sur cet aspect.

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